@informateur.ci- L’ambassade de Côte d’Ivoire en France a vivement réagi aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la situation politique ivoirienne. Dans une déclaration officielle publiée le 16 juillet 2026, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire près la République française et la Principauté de Monaco, Maurice Kouakou Bandaman, dénonce des propos qu’il juge « irresponsables, irrévérencieux, insultants et dégradants » à l’égard du président Alassane Ouattara et du peuple ivoirien.
Cette réaction intervient après un meeting organisé récemment à Paris au cours duquel le président de La France insoumise a évoqué la politique ivoirienne. Jean-Luc Mélenchon a notamment accusé le chef de l’État ivoirien d’avoir écarté ses adversaires lors de la dernière élection présidentielle et de s’être fait réélire pour un « quatrième mandat anticonstitutionnel ».
Dans son communiqué, l’ambassade estime que ces déclarations constituent une ingérence dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire. Elle affirme que Jean-Luc Mélenchon ne dispose « d’aucune légitimité, qualité ni compétence » pour remettre en cause les institutions ivoiriennes, qu’elle considère comme seules habilitées à organiser, contrôler et valider les processus électoraux.
Le diplomate ivoirien rappelle également que la Côte d’Ivoire est un État souverain depuis son indépendance, proclamée le 7 août 1960. Selon lui, l’histoire coloniale entre les deux pays ne saurait justifier des commentaires jugés offensants à l’endroit des autorités ivoiriennes.
Le communiqué met également en avant les relations de coopération entre Abidjan et Paris, présentées comme fondées sur le respect mutuel et renforcées sous les présidences de Félix Houphouët-Boigny puis d’Alassane Ouattara. Maurice Kouakou Bandaman souligne que, malgré les tensions observées entre la France et plusieurs pays africains, la Côte d’Ivoire continue d’entretenir des relations privilégiées avec Paris.
Enfin, l’ambassade annonce son intention d’engager « toute action de droit » afin d’obtenir, devant les juridictions et institutions compétentes, une réponse à ce qu’elle qualifie d’offense envers le peuple ivoirien et son président.
Cette déclaration officielle marque une nouvelle montée de tension diplomatique autour des prises de position de responsables politiques français sur la vie politique ivoirienne.
Djah OPELY












