@informateur,ci- Selon le cyberactiviste Mo Hamed qui se définit comme ‘’un patriote intransigeant’’, un projet d’assassinat du président Alassane Ouattara aurait été fomenté depuis le Burkina Faso, avec en première ligne un certain Traoré Alain alias Alino Faso. Une information qui donne froid dans le dos.
Que ne feraient pas le capitaine Ibrahim Traoré et ses amis pour voir la Côte d’Ivoire en proie à la chienlit et au désordre ? Une preuve de cette inclination morbide vient encore d’être donnée via une révélation des services de renseignements ivoiriens qui ont mis à jour un projet d’assassinat du président Alassane Ouattara ‘’goupillé’’ depuis Ouagadougou. Afin que chacun puisse librement se faire sa religion, laissons le soin au cyberactiviste Mo Hamed de partager ce qu’il sait de ce funeste projet. Le principal protagoniste serait Traoré Alain dit Alino Faso, un ‘’influenceur’’ connu pour son activisme contre la Côte d’Ivoire et ses dirigeants. ‘’J’ai reçu 20 millions FCFA…’’. Voilà les mots glaçants qui résonnent encore dans la salle d’audition. Alino Faso, de son vrai nom Traoré Alain, n’est plus une rumeur. Il est le maillon clé d’un projet d’assassinat présidentiel fomenté depuis les salons obscurs de certaines milices hybrides, entre nostalgie de rébellions et ambitions géopolitiques troublantes’’, situe Mo Hamed d’entrée. Selon lui, lors de son audition devant les juges, la semaine dernière, Alino Faso aurait confirmé avoir reçu 20 millions FCFA en plusieurs tranches. ‘’Mais ce n’est pas tout : sur ordre de ses commanditaires, Alino a loué un appartement à la Riviera Golf, précisément pour espionner les allées et venues du président Alassane Ouattara, observer ses horaires, ses escortes, ses itinéraires. Il servait d’yeux et d’oreilles pour un plan d’attaque millimétré contre le cortège présidentiel. Ce n’est pas un fait divers. C’est un ‘’casus belli’’, un cas d’école pour toute République qui tient à son honneur’’, assène le posteur.
Mais pourquoi un Burkinabè dans une affaire ivoirienne ? Parce que l’affaire dépasse les frontières ivoiriennes. ‘’Elle révèle l’existence d’un axe informel entre certaines factions du pouvoir burkinabè actuel par l’intermédiaire de Kassoum Traoré, le petit frère du capitaine Ibrahim Traoré, voyou ex-pensionnaire de la maison des fous de Ouagadougou et chef putschiste de la transition moribonde et des éléments dormants de la galaxie pro-Soro, qui rêvent encore d’un retour insurrectionnel’’, explique-t-il.
‘’La Riviera comme cible ? Ce n’est pas un hasard. Cette zone ultra-sécurisée symbolise le cœur du pouvoir présidentiel. Un attentat là-bas aurait été un séisme national et international’’, poursuit-il. Avant de s’indigner de la modicité de la somme proposée à Alino Faso. ‘’20 millions pour tuer un président ? Voilà où mène le mercenariat politique du XXIe siècle. Des montants dérisoires pour des missions dévastatrices, dans un monde où l’IA, la désinformation et les conflits hybrides remplacent les guerres conventionnelles’’, se désole Mo Hamed. A ses dires, ‘’l’affaire Alino Faso est le miroir d’un nouveau type de guerre contre la Côte d’Ivoire : numérique, via les fake-news propagées depuis les pays voisins par des intelligences artificielles détournées ; territoriale, avec des opérations téléguidées depuis des capitales complices ou impuissantes ; identitaire, par l’instrumentalisation d’enfants nés sur le sol ivoirien mais éduqués dans la haine de leur pays d’accueil’’. Aussi, souhaite-t-il que des actes forts soient posés du côté de la Côte d’Ivoire afin de lutter contre de telles pratiques. ‘’Il faut revoir notre politique migratoire et de naturalisation : on ne peut plus se permettre d’accueillir des individus qui retournent l’ascenseur en posant des bombes. Il faut aussi renforcer les services de contre-espionnage : car si Alino n’avait pas été arrêté, c’est peut-être d’un deuil national qu’on parlerait aujourd’hui’’, reconnait-il.
Cependant, il suggère que les autorités ivoiriennes marquent le coup. ‘’Il ne faut pas manquer d’interpeller le Burkina Faso officiellement : le silence de Ouaga est assourdissant. Le peuple ivoirien mérite une explication diplomatique claire’’, admet-il. Pareillement, au nombre des mesures à prendre pour prévenir de telles actions, il faudrait suivre les flux financiers transfrontaliers : qui finance ces opérations ? A travers quels circuits ? ‘’Alino Faso a demandé pardon. Mais son pardon n’efface pas la peur, la colère, la trahison ressenties par tout un peuple. Il a tenté de tuer non seulement un homme, mais l’espérance de toute une Nation. Que ce soit clair : quiconque touchera à la stabilité de la Côte d’Ivoire verra la Nation entière se dresser. Que ce soit à Ouagadougou, à Accra ou à Paris, nous ne reculerons pas. L’affaire Alino Faso n’est pas une fin. C’est le début d’un réveil ivoirien. Un moment d’introspection et d’action. Car l’avenir ne se construit pas dans les caves de l’ingratitude, mais dans la lumière de la souveraineté retrouvée. L’heure n’est plus au doute. L’heure est à la riposte’’, martèle Mo Hamed.
Faut-il rappeler que depuis qu’il a pris le pouvoir dans les circonstances que l’on sait, le capitaine Ibrahim Traoré a identifié la Côte d’Ivoire comme un pays ‘’ennemi’’ qu’il faut combattre par tous les moyens ? Le crime de ce pays aux yeux de la junte burkinabé : être en de bons termes avec la France présentée par la junte burkinabé comme le ‘’diable incarné’’, responsable du retard de l’Afrique. On assiste donc du côté de Ouagadougou à la naissance d’un sentiment anti-ivoirien qui va de paire avec la détestation affichée et assumée de l’ancienne puissance coloniale devenue l’axe principal d’une vulgate anticolonialiste qui charrie tout. Et le panafricanisme, et le souverainisme, le tout mâtiné par un certain repli sur soi symbolisé par la création de l’Alliance des Etats du sahel (AES) qui regroupe d’autres pays, le Mali et le Niger, qui ont une vision ou une approche similaire.
OM/Informateur.ci












