@informateur.ci- Christine Zekou, infatigable combattante de la liberté et inconditionnelle de l’ex-président ivoirien (2000-2011), Laurent Gbagbo, rappelée à Dieu le 18 août 2026 en France où elle résidait depuis plusieurs décennies, alimente une polémique autour du lieu de son inhumation.
D’un côté, ses enfants entendent l’inhumer en France comme dernière demeure au contraire de sa famille biologique qui souhaitent l’enterrer sur les terres de ses ancêtres à Gadoukou, dans la sous-préfecture de Ouragahio, région du Gôh qui l’a vu naître, il y a 73 ans.
De fait, cette »querelle » plombe l’inhumation Christine Zekou qui a consacré sa vie à ses convictions avec un courage exemplaire. Présente dans tous les combats, depuis l’exil du Président Laurent Gbagbo dans les années 80 en passant par le retour du multipartisme en Côte d’Ivoire, jusqu’à l’arrestation, la déportation à La Haye aux Pays-Bas, puis l’acquittement et la libération définitive de son mentor par la Cour Pénale Internationale (CPI).
Pourtant, cette dame généreuse dans l’âme allant jusqu’à mettre son carnet d’adresses au service de la cause commune, mérite des obsèques dignes de son rang. Disponible à souhait, « Maman » Christine comme l’appelaient affectueusement ses compatriotes de la Diaspora, n’hésitait pas à apporter régulièrement son soutien aux Ivoiriens ainsi qu’à d’autres ressortissants africains confrontés à diverses difficultés.
Avec sa disparition, c’est une part vivante de la mémoire collective de la Diaspora africaine qui s’en est allée. Son souvenir restera celui d’une femme de courage, de résilience et de fidélité à son pays, qui a traversé les tourments de l’histoire commune avec une dignité exemplaire.
Entre ses parents et ses enfants, l’heure devrait être au rapprochement pour éviter une »seconde » mort à Christine Zekou qui laisse, ici bas, sa fougue militante, sa générosité, son sens de la solidarité et sa disponibilité envers les autres.
Geneviève MADINA












