@informateur.ci- L’ancien préfet Vincent Toh Bi Irié critique la gestion électorale en Côte d’Ivoire, dénonçant un manque de transparence, une absence de calendrier électoral et une démocratie affaiblie.
Alors que la Côte d’Ivoire revendique des avancées dans plusieurs domaines, l’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, met en lumière un contraste inquiétant : l’opacité persistante du processus électoral. Pour lui, ce manque de transparence constitue une grave entrave à la démocratie et, plus largement, au développement national. «Un pays qui se dit émergent mais refuse d’assurer la transparence de ses élections compromet son avenir », déclare-t-il dans un message ferme.
À quelques mois des échéances électorales, l’ancien haut fonctionnaire s’interroge sur le silence prolongé entourant le calendrier électoral et la révision unilatérale des textes législatifs. Selon lui, ces pratiques ne sont pas seulement antidémocratiques, elles excluent une partie des citoyens du débat politique.
Dans de nombreuses démocraties, même fragiles, le calendrier électoral est rendu public bien en amont – souvent 18 mois avant les scrutins. En Côte d’Ivoire, regrette Vincent Toh Bi, les décisions tombent au compte-gouttes, à la discrétion de ceux qui contrôlent le processus. Une situation qu’il juge inacceptable pour un pays qui aspire à la stabilité et à la reconnaissance internationale.
Il appelle donc à une réforme profonde et sincère : « Le jour où la Côte d’Ivoire décidera vraiment de garantir les libertés individuelles et de bâtir une démocratie apaisée, le peuple en ressortira infiniment plus heureux. »
Enfin, l’ancien préfet rappelle une vérité souvent oubliée : les partis et les dirigeants passent, mais la nation demeure. Et l’Histoire, souligne-t-il, finit toujours par juger les actes de chacun.
Djah OPELY













