@informateur- La filière Café-cacao pourrait enregistrer l’arrivée d’une autre structure de producteurs, notamment, des sociétés coopératives. C’est une initiative d’un groupe de présidents de Conseils d’administration qui ont décidé de se mettre ensemble pour mutualiser leurs forces afin de trouver des débouchés pour la commercialisation de leurs produits agricoles. Ces derniers, apprend-on, veulent mettent surtout un point d’honneur à la transformation des fèves.
Une démarche tout à fait légitime et légale et qui plus est, s’inscrit dans la droite ligne des objectifs du gouvernement ivoirien de transformer, à moyen terme, au moins 50% de la production nationale de cacao, soit environ 1.100.000 tonnes de fèves. Mais à l’analyse des audio qui ont fuité de certaines plateformes et dont informateur.ci a eu connaissance, ce projet aussi noble qu’il parait est vu d’un mauvais œil par l’Association des Pca de Coopératives de Café-Cacao. Et pour cause, bien de ses membres et non des moindres sont annoncés dans la structure en gestation. Cela, seulement moins d’un mois après son assemblée générale élective qui aura plus divisé ses membres qu’elle ne les as unis.
Si le simple projet de création de cette structure fait déjà de gorges chaudes sur les plateformes, comme nous avons pu le constater, cela traduit une évidence : il y a forcément des divergences de vues qui n’ont pas su être conciliées. Qu’à cela ne tienne, le régime ivoirien en matière associative est déclaratif. Quel meilleur exemple d’ailleurs que celui des partis politiques pour démontrer la pertinence de la démarche?
De fait, on vient tout dernièrement d’assister à la création du PPA-CI de l’ancien président Laurent Gbagbo, un parti sorti des entrailles du FPI. Avant lui, on a eu le cas du RDR de l’actuel président Alassane Ouattara qui est né d’une dissidence d’anciens militants et responsables du PDCI, avant de se muer aujourd’hui en RHDP. Sans que l’on trouve à redire. La règle étant que chacun est libre de militer dans l’organisation qui répond le mieux à ses attentes ou aspirations. Cela vaut également dans les autres domaines de la société. Singulièrement, dans la filière Café-cacao où peuvent aussi prospérer autant de structures ou entités que possible. Sans préjudice pour la liberté des uns et des autres.
Si donc la nouvelle structure qui pourrait être une union, selon nos sources, venait à voir le jour, personne ne pourrait en vouloir aux producteurs qui auront eu l’idée de la créer. On est en démocratie et la liberté d’expression ou d’opinion mais aussi d’association est consacrée par la Loi fondamentale.
OM/Informateur.ci












