@informateur.ci- Le gouvernement ivoirien s’engage à mettre en place un cadre fiscal «moins contraignant et plus simplifié» afin de renforcer l’attractivité des pôles économiques régionaux. Cette annonce a été faite lors d’un atelier organisé le 16 décembre à Yamoussoukro par le Comité de concertation État–secteur privé (CCESP), sous l’égide du ministère des Finances et du Budget.
Représentant le ministre, le conseiller technique Soumahoro Deli a réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner le développement de ces pôles à travers une fiscalité plus lisible et adaptée aux réalités locales. Selon lui, cette réforme est essentielle pour soutenir la dynamique de croissance économique, estimée à 6,7 % à l’horizon 2026. Il a également insisté sur la nécessité de promouvoir des pôles économiques secondaires capables de stimuler l’économie locale et de favoriser la création d’emplois durables.
Le représentant du ministère a rappelé le rôle central du secteur privé, considéré comme un moteur clé de l’économie nationale, générant l’essentiel des investissements, des emplois formels et des recettes budgétaires. À ce titre, un environnement fiscal plus favorable apparaît comme un levier stratégique pour renforcer la compétitivité des entreprises.
Placée sous le thème : « Quelle fiscalité locale pour des collectivités renforcées et un environnement des affaires attractif dans les pôles économiques régionaux ? », cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration du climat des affaires pour la transformation structurelle de l’économie ivoirienne (PACA-CI).
Le vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, Touré Sanissy, a plaidé pour un partenariat public-privé plus solide et une fiscalité incitative afin de soutenir les entreprises locales. En clôturant les travaux, la secrétaire exécutive du CCESP, Mariam Fofana Fadiga, a indiqué que les recommandations issues de l’atelier serviront de base à de futures réformes.
Tenue du 9 au 11 décembre 2025, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre s’inscrit dans la Stratégie nationale de mobilisation des recettes 2024-2028. Elle vise à concilier attractivité fiscale et renforcement des ressources des collectivités territoriales, avec la participation de près de 90 acteurs des secteurs public et privé.
Djah OPELY





