@informateur.ci- L’ancien président Laurent Gbagbo annonce le lancement du mouvement citoyen « Trop c’est Trop » pour s’opposer à une dérive autoritaire et à un éventuel 4ᵉ mandat présidentiel en Côte d’Ivoire.
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est de retour sur la scène politique avec une initiative à fort impact : la création du mouvement citoyen « Trop c’est Trop ». Dans une lettre ouverte adressée au peuple ivoirien, Gbagbo tire la sonnette d’alarme sur la situation sociopolitique du pays et appelle à une mobilisation pacifique pour la démocratie et la justice sociale.
Il dresse un bilan sombre des quinze dernières années, marquées selon lui par des dérives autocratiques, une pauvreté grandissante, une exclusion sociale accrue et un sentiment général d’injustice. À travers « Trop c’est Trop », il souhaite canaliser la colère populaire en un mouvement citoyen non partisan, destiné à rassembler toutes les couches de la société : jeunes, femmes, paysans, travailleurs précaires, enseignants, sans-emploi, artistes ou encore déguerpis.
Gbagbo insiste : « Trop c’est Trop » n’est pas un parti politique, ni un mouvement insurrectionnel. C’est un espace de dialogue et d’action collective, un levier pour faire entendre les vraies préoccupations des Ivoiriens. L’objectif est clair : refuser les divisions, protéger la démocratie et replacer le peuple au cœur du pouvoir.
Le mouvement porte deux grandes revendications : la lutte contre la vie chère, la précarité et l’instrumentalisation de la justice, ainsi que le respect strict de la Constitution. Laurent Gbagbo rejette fermement toute tentative de modification constitutionnelle visant à permettre un quatrième mandat présidentiel, qu’il considère comme une menace pour la démocratie ivoirienne.
Dans un ton solennel, il oppose deux visions du pouvoir : celle fondée sur les armes et la force, et celle qui croit dans le peuple souverain. Pour lui, la voie à suivre est celle du changement pacifique, démocratique et inclusif. «Le combat que nous menons dépasse les partis », affirme-t-il. « C’est un combat pour notre liberté, pour nos droits, pour l’avenir de notre nation. » Il conclut en appelant tous les Ivoiriens à se joindre à ce mouvement pour construire une Côte d’Ivoire plus juste et équitable.
«Ensemble, disons : Trop c’est Trop», a conclu le prédécesseur d’ Alassane Ouattara.
Yannick KOBO













