@informateur.ci- La culture de l’hévéa poursuit sa progression en Côte d’Ivoire. Selon les données publiées par le Conseil Hévéa-Palmier à huile (CHPH), la superficie consacrée à cette spéculation agricole a augmenté de 3 % entre 2019 et 2023, passant de 701 481 hectares à 722 502 hectares.
Cette évolution confirme l’importance croissante de l’hévéaculture dans l’économie agricole ivoirienne. La Côte d’Ivoire demeure l’un des principaux producteurs africains de caoutchouc naturel, une filière qui génère des revenus pour des centaines de milliers de planteurs.
La hausse des superficies s’explique notamment par l’attrait économique de l’hévéa, considéré comme une culture pérenne offrant des revenus relativement stables sur le long terme. Ces dernières années, plusieurs producteurs se sont tournés vers cette spéculation, encouragés par les programmes d’encadrement technique, de distribution de plants améliorés et de structuration de la filière mis en place par les autorités et les acteurs professionnels.
Le Conseil Hévéa-Palmier à huile souligne toutefois que l’augmentation des surfaces doit s’accompagner d’efforts soutenus en matière de productivité et de durabilité. L’enjeu est de maintenir les rendements, tout en limitant l’impact environnemental et en évitant une extension incontrôlée des plantations au détriment des forêts.
Par ailleurs, la filière reste confrontée à plusieurs défis, notamment la volatilité des prix du caoutchouc sur le marché international, le vieillissement de certains vergers et la nécessité de renforcer la transformation locale afin de capter davantage de valeur ajoutée.
Avec plus de 722 000 hectares cultivés en 2023, l’hévéa s’impose ainsi comme l’une des cultures industrielles majeures du pays, aux côtés du cacao, de l’anacarde et du palmier à huile, contribuant de manière significative à la diversification de l’agriculture ivoirienne.
Djah OPELY













