@informateur.ci- Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a un nouveau président. À l’issue de son assemblée générale tenue le 24 mars 2026 à Abidjan, l’institution a porté à sa tête le juriste et enseignant-chercheur Adjélou Christian Arnaud. Il succède à Namizata Sangaré, dont le mandat de six ans aura contribué à renforcer la crédibilité et la professionnalisation du Conseil, tant sur le plan national qu’international.
Composée de 12 conseillers issus de divers secteurs (société civile, magistrature, santé, barreau, monde du travail et psychologie), l’assemblée a également renouvelé le bureau exécutif. Le représentant de la société civile, Bamba Drissa, a été élu vice-président, tandis que le juriste et universitaire Arsène Néné Bi occupe désormais le poste de secrétaire exécutif.
Dès sa prise de fonction, le Dr Adjélou a affiché ses ambitions : renforcer l’efficacité du CNDH en tant qu’outil de protection des citoyens. Il entend intensifier les missions de veille, d’alerte et de conseil dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et énergétiques. Le nouveau président met également un accent particulier sur l’action de terrain, notamment en matière de protection environnementale, face aux effets du changement climatique sur les populations vulnérables.
La nomination de Bamba Drissa à la vice-présidence traduit une volonté d’ancrer davantage l’institution dans les réalités sociales, en intégrant les préoccupations des populations au cœur de ses actions. De son côté, Arsène Néné Bi est attendu pour consolider la proximité avec les citoyens et appuyer la mise en œuvre de la stratégie nationale des droits de l’homme.
Pour cette nouvelle équipe, l’enjeu sera de transformer cette complémentarité d’expertises en actions concrètes, au service des droits humains, de la justice sociale et de la protection des plus vulnérables.
Yannick KOBO












