@informateur.ci- La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso renforcent leur coopération dans le domaine de la recherche et de l’innovation scientifique, avec l’ambition de mieux valoriser les résultats issus de leurs laboratoires. Face au faible financement du secteur dans plusieurs pays africains, les deux États misent sur la formation des chercheurs pour améliorer la performance scientifique.
Les 17 et 18 mars, le Fonds pour la science, la technologie et l’innovation, en collaboration avec le Fonds national pour la recherche et l’innovation pour le développement, a organisé à Abidjan un atelier de renforcement des capacités. Cette rencontre, soutenue par le secrétariat général du Conseil de l’innovation, a réuni des chercheurs bénéficiaires de projets conjoints.
Les travaux ont porté sur des thématiques clés telles que la gestion des projets, le suivi-évaluation, l’intégration du genre et la propriété intellectuelle. Une session animée par l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle a permis de sensibiliser les participants aux mécanismes de protection et de valorisation des innovations.
Selon les organisateurs, cet atelier vise à améliorer l’impact des projets financés et à favoriser une meilleure exploitation économique des résultats scientifiques. Pour les responsables du FONRID, la mutualisation des ressources apparaît comme une réponse aux défis communs rencontrés par les deux pays. Ce partenariat s’inscrit également dans une dynamique internationale, avec l’appui de partenaires tels que le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne et l’Afrique du Sud. L’objectif est d’accroître l’efficacité des investissements et de générer des retombées concrètes.
En Côte d’Ivoire, les autorités reconnaissent que le sous-financement et la faible valorisation des résultats freinent le développement du secteur. Selon la Banque africaine de développement, le pays consacre seulement 0,1 % de son PIB à la recherche, bien en deçà de la cible continentale. Dans ce contexte, la coopération entre Côte d’Ivoire et Burkina Faso apparaît comme un levier stratégique pour renforcer les compétences des chercheurs et stimuler l’innovation en Afrique de l’Ouest.
Djah OPELY












