@informateur.ci- À l’occasion du 5ᵉ congrès électif de la CES-CI, le coordonnateur Gervais Koussou sollicite un second mandat. Un appel à la retenue est lancé face aux tensions internes croissantes.
Le cinquième congrès électif de la Coordination des Enseignants Solidaires du premier et second degré de Côte d’Ivoire (CES-CI) se tiendra du 11 au 13 juillet 2025 à Bongouanou. Cet événement majeur du paysage syndical ivoirien intervient à trois mois de l’élection présidentielle, dans un climat où les enjeux sont multiples, tant pour le syndicat que pour ses membres.
Koussou Tepi, actuel Coordonnateur général national de la CES-CI, se présente pour un second mandat à la tête de la structure.
Apprécié pour son engagement, son sens du sacrifice et sa constance dans le combat syndical, il bénéficie du soutien appuyé de nombreux militants. L’un d’eux, Nemlin Gnessoi, fervent défenseur de sa candidature et autoproclamé directeur de campagne, vante un leader « digne et droit », rappelant que ce dernier n’a pas hésité à affronter la prison dans le cadre de ses engagements.
Cependant, cette nouvelle échéance élective n’est pas exempte de tensions. Des divergences internes se font jour sur les réseaux sociaux, menaçant de nuire à l’image et à la cohésion du syndicat.
Face à cette situation, Elrick Aimé Kotchy, Coordonnateur national chargé des Finances de la CES-CI, a lancé un appel solennel à la retenue et au sens des responsabilités.
Il déplore la multiplication de messages hostiles publiés sur Facebook et dans des groupes WhatsApp par certains anciens responsables, fédéraux ou membres actuels du Bureau Exécutif.
Pour lui, ces comportements sont contraires à l’éthique syndicale et ternissent la crédibilité d’un mouvement construit sur la solidarité et la dignité professionnelle. «La CES-CI n’a jamais exposé ses différends internes de manière publique à la veille d’un congrès. Nous ne sommes pas une organisation de badauds, mais un syndicat de travailleurs engagés. L’heure est à l’unité, pas aux règlements de comptes», a-t-il déclaré.
Quel que soit le verdict du congrès, la CES-CI entend poursuivre sa mission de défense des droits des enseignants. Le congrès de Bongouanou pourrait ainsi marquer un nouveau départ dans la sérénité, la responsabilité et le respect mutuel.
YYannick KOBO












