@informateur.ci- L’ouverture de la campagne principale de commercialisation du café et du cacao 2025-2026 a été marquée par des mesures fortes. Le président Alassane Ouattara a fixé les prix minimums garantis bord champ à 1 700 F CFA le kilogramme pour le café et 2 800 F CFA pour le cacao, réaffirmant l’engagement de l’État à protéger le revenu des producteurs.
Cependant, dans plusieurs zones rurales, des pratiques illicites persistent. Des acheteurs non agréés continuent de sillonner villages et campements pour contourner les mécanismes officiels mis en place par le Conseil du Café-Cacao (CCC). Ils proposent des tarifs inférieurs aux prix fixés par le gouvernement, causant un manque à gagner considérable pour les producteurs, particulièrement dans la filière cacao.
Face à ces dérives récurrentes, le Conseil du Café-Cacao a renforcé ses opérations de contrôle sur le terrain. Des équipes ont été déployées dans les zones de production afin d’identifier les opérateurs indélicats, mettre fin aux pratiques frauduleuses et garantir le bon déroulement de cette campagne agricole stratégique pour l’économie ivoirienne.
C’est dans ce contexte qu’une opération coup-de-poing a été menée le lundi 1er décembre 2025 par la délégation régionale du CCC de Man, dans le département de Biankouma, région du Tonkpi. Cette intervention ciblée a permis d’interpeller quatre individus impliqués dans des actions illégales portant préjudice aux producteurs locaux. Les arrestations ont eu lieu dans les localités de Topkapleu, Gbenne et Gbonne.
Selon le Conseil du Café-Cacao, les fraudeurs opéraient principalement selon deux méthodes :
Des ponctions sur le poids, consistant à retirer clandestinement entre 2 et 5 kg de cacao sur les sacs des producteurs après la pesée ; L’offre de prix inférieurs aux tarifs officiels, soit moins de 1 700 F CFA/kg pour le café et de 2 800 F CFA/kg pour le cacao.
Après leur interpellation, les mis en cause ont été conduits à la brigade de gendarmerie de Biankouma pour être entendus et répondre de leurs actes. Le Conseil rappelle que l’article 17 du décret n°2012-1008 interdit toute réduction sur les prix minimums garantis et prévoit des sanctions sévères à l’encontre des contrevenants.
Ainsi, tout contrevenant à ces dispositions est non seulement passible de poursuites judiciaires, mais s’expose aux sanctions suivantes : Paiement du complément du prix au producteur ; Saisie des tonnages de cacao se trouvant en entrepôt au profit du Conseil du Café-Cacao ; Retrait de l’agrément pour une période de trois (3) ans, sans préjudice des poursuites pénales.
Le Conseil du Café-Cacao invite également tous les producteurs de café-cacao à dénoncer tout abus de nature à perturber la vente de leurs produits.
Djah OPELY





