@informateur.ci- Les audiences du procès relatif aux attaques djihadistes de Kafolo ont débuté le lundi 22 décembre au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Cette procédure judiciaire majeure vise à faire toute la lumière sur l’une des attaques les plus meurtrières ayant frappé les forces de défense et de sécurité ivoiriennes ces dernières années.
Près de 40 personnes comparaissent devant la juridiction pour des faits qualifiés d’« actes terroristes ». À travers ce procès, la justice cherche à établir les responsabilités pénales, à reconstituer le déroulement des attaques et à identifier les réseaux de recrutement ainsi que les groupes djihadistes opérant dans la zone frontalière nord du pays.
Les faits remontent au 10 juin 2020, lorsque des hommes armés ont attaqué une caserne mixte armée-gendarmerie à Kafolo, localité située dans le nord de la Côte d’Ivoire, à la frontière avec le Burkina Faso. Cette offensive avait coûté la vie à 14 membres des forces de sécurité, dont 13 militaires et un gendarme, marquant un tournant dans la menace terroriste pesant sur le territoire ivoirien. Quelques mois plus tard, en mars 2021, deux autres soldats avaient été tués lors d’attaques similaires dans la même zone.
Ce procès s’inscrit dans la volonté des autorités ivoiriennes de renforcer la lutte contre le terrorisme et de traduire en justice les personnes impliquées dans ces violences. Il intervient également dans un contexte régional marqué par la persistance de l’insécurité dans le Sahel et par la porosité des frontières, facilitant les incursions de groupes armés.
Les audiences devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec l’audition des accusés, des témoins et la présentation des éléments à charge. Pour les familles des victimes et l’opinion publique, ce procès représente une étape cruciale vers la vérité, la justice et la lutte durable contre le terrorisme en Côte d’Ivoire.
Djah OPELY





