@informateur.ci- La Société Coopérative Ivoirienne de Négoce des Produits Agricoles (SCINPA) a présenté, mardi 9 juin 2026, les résultats financiers de l’exercice 2025 à l’occasion de son Assemblée générale ordinaire (AGO) tenue à son siège. Les responsables de la coopérative ont mis en lumière les difficultés rencontrées dans la commercialisation du cacao au cours de la campagne principale 2025-2026, qui ont fortement affecté ses performances financières.
Selon le comptable de la SCINPA, Savadogo Coulibaly, le chiffre d’affaires de l’exercice 2025 s’est établi à près de 7,8 milliards de FCFA, enregistrant ainsi une baisse d’environ 25 % par rapport à l’exercice précédent. Cette contre-performance s’explique notamment par le retournement des cours du marché, les difficultés d’écoulement de la production et l’absence de quotas à l’exportation.
«Nous avons clôturé l’exercice avec un stock de cacao et de café estimé à près de 2,8 milliards de FCFA, soit près de cinq fois le niveau enregistré l’année précédente», a indiqué le responsable financier. Il a précisé que cette accumulation de stocks ne résulte pas d’un choix stratégique de gestion, mais plutôt d’un manque de débouchés commerciaux.
La crise qui a touché la filière cacao-café a également pesé sur les équilibres financiers de la coopérative. La SCINPA affirme avoir subi des pertes importantes sur la matière première. Les réfractions enregistrées ont entraîné la perte de plus de 20 tonnes de cacao, représentant un manque à gagner, estimé à environ 53 millions FCFA.
Malgré ce contexte difficile, la coopérative a réussi à dégager un excédent de 13,3 millions de FCFA au terme de l’exercice. Toutefois, cette marge reste insuffisante pour améliorer sa situation financière immédiate.
Selon M. Coulibaly, cette ressource est déjà affectée au remboursement des engagements financiers contractés pour financer la campagne principale. En effet, la SCINPA avait recours à des emprunts bancaires afin de mobiliser les ressources nécessaires à ses activités.
Face aux difficultés du marché, cet endettement génère désormais des charges financières qui continueront de peser sur l’exercice 2026. Les dirigeants de la coopérative espèrent néanmoins une amélioration des conditions de commercialisation afin de retrouver une dynamique de croissance durable.
Yannick KOBO












