‘@Informateur.info- Le 22 avril 2020, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a appelé à la levée du mandat d’arrêt contre Guillaume Soro ainsi qu’à la mise en liberté provisoire de ses proches.
48 heures après cette décision qui est perçue comme un camouflet pour le camp Ouattara, les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire ont réagi.
A l’occasion d’une rencontre avec la presse ce vendredi 24 avril 2020, le collège des avocats de l’Etat composé d’Abdoulaye Ben Méité, Samassi Mamadou,Patrice Gueu et Mamadou Koné a livré sa position sur cette décision en mettant en avant le fait qu’elle ne concerne pas le fond de l’affaire.
» Nous prenons acte de cette décision qui, ainsi que la Cour l’indique expressément «pour lever toute ambiguïté,… est de nature provisoire et ne préjuge en rien les conclusions que la Cour formulera sur sa compétence, la recevabilité et le fond de la requête introductive d’instance », ont indiqué les avocats.
« La décision de la Cour reste donc attendue sur sa compétence, ont poursuivi les avocats sur la recevabilité de la requête ainsi que sur le bien-fondé de ladite requête. Il appartient donc à notre client, l’Etat de Côte d’Ivoire, de se déterminer ainsi qu’il avisera relativement à une telle décision dont les motifs et le dispositif nous inspirent cependant quelques interrogations ».
A en croire les avocats, l’arrêt de la Cour fait craindre « une insécurité juridique. Encore et surtout que, cette décision intervient au moment où le juge d’instruction commis dans la procédure de recel de détournement de biens publics suivie contre monsieur Soro Guillaume, est définitivement dessaisi au profit du tribunal correctionnel d’Abidjan par devant lequel ce dernier est renvoyé pour être jugé pour ces faits dans les tous prochains jours ».
Abraham KOUASSI












