@informateur.ci- Les incendies des marchés sont devenus monnaie courante en Côte d’Ivoire. Court-circuit, défaut de sécurité ou incendie criminel ? Plusieurs hypothèses circulent concernant les incendies qui ravagent souvent les marchés.
Depuis quelques années, les incendies des marchés sont devenus monnaie courante en Côte d’Ivoire. Selon une source, plus de 60 cas d’incendies de marchés enregistrés de 1987 à 2024. Ce sont 34 cas d’incendies de marchés dans les villes de l’intérieur contre 31 dans les villes du district d’Abidjan. Malheureusement, la cause des incendies ne n’est toujours pas révélée.
Dans le district d’Abidjan, la commune d’Adjamé compte à elle seule 12 cas incendies, le 28 novembre 1990 et le dernier en date 22 juin 2017. La commune de Yopougon suit avec 5 cas d’incendies. Le premier a été enregistré le 30 avril 1997 et le dernier en date le 20 mars 2013. A Abobo, 4 cas (31 décembre 2014, 17 septembre 2017). La commune de Cocody (avril 1998, 25 décembre 2013). 2 cas pour Treichville et la ville balnéaire de Grand-Bassam. Et 1 cas respectivement pour les communes du Plateau (le 7 juillet 2001), Attecoubé (le 2 mars 1998) et Koumassi (le 4 février 2010) durant cette période.
A l’intérieur du pays, la commune d’Abengourou arrive en tête avec 4 incendies enregistrés. Le premier s’est déclaré en juillet 2005 et le dernier en date, le 7 janvier 2017. Bouaké, la deuxième grande ville du pays, Yamoussoukro, la capitale politique, les villes de Daloa, Man et Gagnoa arrivent en deuxième position avec 3 cas d’incendies chacun. Tandis que Korhogo, Tanda, Agboville et Divo ont connu 2 cas d’incendies. Les villes de Ferkessédougou (14 avril 2016), Duékoué (1er avril 2009), Bangolo (19 mars 2016), Diegonefla (3 avril 2016), San-Pedro (17 février 1999), Alépé (17 février 2017) et Sinfra (20 septembre 2017), Bouna en 2016 ont enregistré un cas d’incendie de marchés sur cette période. De 2017 à 2021, on peut aussi citer le marché de la Riviera dans la commune de Cocody (30 décembre 2019), Abobo (26 juin 2020), Port-Bouet (30 janvier 2021), Yamoussoukro (septembre 2022), la dernière date du dimanche 02 juin 2024 à Danané.
- Quelques pistes de solutions à explorer
Pas un marché n’a jamais brûlé en pleine journée. Les incendies se déclarant généralement à la tombée de la nuit, il s’avère difficile de limiter les dégâts. Entre l’alerte aux sapeurs- pompiers et la réaction de ces derniers, les riverains prennent parfois le risque de stopper les flammes avec les moyens du bord. Parfois peu ou mal équipés, les pompiers ne parviennent pas à faire grand-chose. Une situation qui favorise quelques pillages de marchandises par des badauds.
En outre, les services techniques publics compétents de l’audit des principaux marchés doivent identifier les risques réels d’insécurité et anticiper sur les mesures à prendre et les équipements à mettre en place pour les réduire ; Soit, notamment, la poursuite de la sensibilisation des acteurs économiques sur les risques encourus dans ces espaces et les précautions à prendre pour les atténuer et, enfin, organiser, avec l’implication des ministères techniques et des organismes publics et privés concernés, des États généraux sur la problématique de la construction des marchés modernes en Côte d’Ivoire.
La plupart de ces incendies, notons-le, font peu de victimes en vie humaine, mais les dégâts matériels et financiers sont énormes pour les personnes affectées, en majorité des commerçants du secteur informel, évidemment non couvert par une assurance. Ces incendies sont donc des coups très durs pour tous, les pertes pouvant être estimées à des milliards de FCFA.
OM/Informateur.ci













