@Informateur.ci- A Iboguhé, dans le département d’Issia en Côte d’Ivoire, la communauté burkinabè ne s’est jamais sentie aussi bien. Elle est comme chez elle. Ils sont perçus comme travailleurs et pacifiques par le peuple gnamboua, qui les accueille à bras ouverts depuis des lustres. En réalité, la coexistence pacifique et la cohésion sociale sont des réalités vécues dans tous les aspects de la vie à Iboguhé.
Les hôtes gnamboua ne manquent pas de mots pour souligner les qualités de ceux qu’ils ont accueillis. » La communauté la plus gentille et qui est respectueuse, c’est la communauté burkinabè. Si on parle également de l’ethnie la plus gentille et qui sait accueillir, c’est l’ethnie gnamboua. Si vous voyez que le village est vaste, c’est parce que nous sommes une ethnie hospitalière. Nos frères burkinabè sont vraiment dignes de confiance, a témoigné Gura Fallé Séréko, le chef de terre de la sous-préfecture d’Iboguhé, lors de notre passage dans le village.
Gura Fallé Séréko n’est pas le seul à louer les qualités humaines de la communauté burkinabè, dont il trouve la compagnie agréable. Le chef du village d’Iboguhé, Zébly Baouha Raymond, ne dit pas autre chose. » L’actuel chef de la communauté burkinabè, je l’ai connu quand j’étais encore en classe de CE2. Il travaillait dans le champ de mon oncle. C’est pour vous dire qu’ici nous sommes entre des frères qui se connaissent et qui s’aiment, révèle le chef Zébly.

Mieux, le chef, autorité coutumière et garant moral de la cohésion sociale dans le village d’Iboguhé, affirme que la communauté burkinabè qu’il accueille chez lui a un sens élevé de la solidarité et de l’estime mutuelles. C’est dire qu’à Iboguhé, la communauté burkinabè a une longue histoire de cohabitation pacifique et d’intégration réussie avec la population hôte. La preuve, Issa Sawadogo, actuel chef de la communauté burkinabè locale, est le quatrième leader à assumer cette responsabilité. Et le village le reconnaît.
S’il vit dans cette localité depuis un demi-siècle, il dirige la communauté burkinabè depuis 2010. Cela fait donc seize (16) ans que Issa Sawadogo conduit et guide sa communauté dans le village, comme un bon berger. « Nous nous rendons visite, nous nous parlons et il n’y a jamais eu d’incompréhension que nous n’avons pas pu surmonter ou résoudre par le dialogue. Nos hôtes sont des hommes justes et bons », témoigne-t-il.
Si la communauté burkinabè d’Iboguhé semble épanouie, c’est bien parce qu’elle bénéficie aussi de l’encadrement du Conseil national de la jeunesse burkinabè en Côte d’Ivoire (CNJBCI), présidé par Hamed Savadogo, qui ne ménage aucun effort pour un vivre ensemble harmonieux entre Ivoiriens et Burkinabè. Il y a désigné des représentants qui font de la sensibilisation. Une sensibilisation qui s’est avérée très utile lors des crises successives que la Côte d’Ivoire a connues. Il est heureux que la coexistence pacifique et la cohabitation harmonieuse entre Gnamboua et Burkinabè perdurent à Iboguhé.
Alexandre LEBEL












