@Informateur.ci- La sérénité n’est pas totalement revenue dans la filière café cacao en Côte d’Ivoire où les producteurs, les coopératives agricoles qui les encadrent et les structures syndicales grognent.
Le Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI), par la voix de son président Koné Moussa, a durci le ton dans une déclaration le 30 septembre 2026, en réitérant son du prix d’achat bord champ du cacao fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, en dénonçant à nouveau le non rachat des stocks résiduels non écoulés depuis la précédente campagne principale de commercialisation café- cacao et en annonçant d’autres actions de protestation pacifique, si rien n’est fait dans les jours à venir.
Dans sa déclaration, le syndicat refuse le prix de 1200 FCFA le kilogramme de cacao, là où, dans le même contexte international, le Ghana a fixé le prix du cacao à 2100 F CFA pour ses producteurs. Le syndicat juge insuffisant ce prix, face à la hausse des charges des producteurs.
Faisant le bilan de la tournée de mobilisation du 21 au 26 septembre, le président Koné Moussa a confirmé le boycott des ventes par de nombreux producteurs et un net ralentissement des arrivages dans les ports d’Abidjan et de San-Pedro.
Le mouvement syndical soulève également les difficultés de paiement, les problèmes liés à la carte de producteur et alerte sur la mauvaise gestion du dossier des stocks résiduels. Faisant le bilan de la tournée de mobilisation du 21 au 26 septembre, le président Koné Moussa a confirmé le boycott des ventes par de nombreux producteurs et un net ralentissement des arrivages dans les ports d’Abidjan et de San-Pedro. Appelant les autorités compétentes à réagir au plus vite pour trouver des réponses aux préoccupations des producteurs, dans un contexte de rentrée scolaire où beaucoup d’enfants de paysans se trouvent déscolarisés, faute d’argent pour assurer leur scolarité.
Faut-il le rappeler, les grévistes avaient exigé ouvertement le départ de la tête de l’organe de régulation de la filière Café Cacao, en menaçant d’amplifier le mouvement si la base n’est pas satisfaite. Aussi une action de contestation est-elle prévue dans les jours à venir pour exiger des réponses concrètes
Sir ALFRED












