@informateur- La Côte d’Ivoire est classée par Interpol comme une plaque tournante majeure des véhicules volés, suspects ou liés à des activités criminelles. Une sombre réputation qui ne fait que s’amplifier au fil des années. Depuis quelque temps, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé, a été, selon les sources, saisi à plusieurs reprises par Interpol qui lui aurait signalé une surrabondance record de véhicules douteux en Côte d’Ivoire. Aussi les autorités ivoiriennes ont-elles réagi.
Les forces de défense et de sécurité, ainsi que les services de renseignements, appuyés par Interpol ont donc mis discrètement en place une opération de contrôle de routine destinée à saisir les véhicules signalés. Ce qui a abouti ces derniers temps à la saisie de plusieurs véhicules volés, suspects ou signalés mêlés à des activités criminelles.
Selon les sources, les acteurs sont issus des milieux interlopes où fourmillent des animateurs de réseaux sociaux dits » influenceurs », de milieux d’affaires douteux avec des complicités haut placées. On soupçonne également des personalités influentes en lien avec la sphère politique voire le sommet de la République.
C’est pourquoi, affirment les sources, sans le sceau d’Interpol, la police et la gendarmerie nationales ivoiriennes ne pouvaient pas traquer efficacement les personnes qui détenaient ces véhicules ou qu’on trouvait à bord. D’autant plus que les acteurs de ce réseaux mafieux seraient des hommes de main et des » bons petits » dans des milieux politiques peu fréquentables. Ces personnes, dit-on, jouissent de passe-droit et vont jusqu’à corrompre, intimider ou carrément menacer les forces de l’ordre.
Souvent, un coup de fil haut placé suffit pour faire taire un policier ou un gendarme face à un conducteur de véhicule volé. Des véhicules très reconnaissables avec leurs conducteurs et passagers. Ce sont presque toujours de grosses cylindrées ( Range Rover, Land Cruiser, Mercedes, BMW…), d’immenses bolides et des véhicules de luxe qui sont la plupart du temps financièrement hors de portée de leurs occupants. Lesquels sont presque toujours des cybercriminels dits » brouteurs » et autres influenceurs douteux à la solde de personalités de diverses sphères qui se servent d’eux pour animer les circuits et réseaux criminels en Côte d’Ivoire.
Des questions demeurent donc dans la foulée des saisies de véhicules suspects en Côte d’Ivoire. Qui a-t-on trouvé au volant et à bord des véhicules volés saisis par Interpol? Qui en sont les propriétaires? Les véhicules suspects ont-ils été simplement saisis et leurs occupants relâchés?
On comprendrait difficilement que la police ivoirienne et Interpol se contentent de saisir simplement les véhicules volés ou suspects, impliqués dans des activités criminelles, sans que leurs occupants et leurs propriétaires ne soent interpellés et entendus dans le cadre d’une enquête. On ne sait pas s’il y a eu des interpellations et des incarcérations dans le cadre de cette affaire. Comment ces véhicules arrivent-ils en Côte d’Ivoire et par quelles voies ? Terrestres , portuaires, aéroportuaire? Que sait-on des circuits et les réseaux de cette organisation criminelle, au moment où le pays s’inquiète de la menace terroriste? Y aurait-il des complicités au niveau politique, au niveau des frontières ivoiriennes et des douanes ? Des acteurs et des personalités seraient-ils impliqués? Si c’était le cas, qui sont-ils ?
Dans cette affaire, les Ivoiriens veulent en savoir plus sur les circuits et les réseaux de véhicules volés, suspects ou mêlés à des activités criminelles à Abidjan. Car l’opinion est de plus en plus convaincue que les trafiquants de véhicules en Côte d’Ivoire sont couverts par des personalités et acteurs politiques qui pourraient se dissimuler jusqu’au au sommet de l’Etat…
KKM/informateur.ci












