@informateur- L’actualité du jour en Côte d’Ivoire, ce sont les déguisements inhumains dans le District autonome d’Abidjan, la cherté de la vie, les activités et déclaration des leaders et partis politiques sur fond de polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais sous le couvercle des scandales de la République, la question de la corruption, de la malversation, du détournement de fonds, des flux financiers illicites, du blanchiment de capitaux, entre autres crimes économiques, continue de bouillir.
Dans le silence. Car on n’en sait pas plus sur le dossier des 473 personnes inculpées depuis 2021 pour des actes de corruption, selon le rapport du PPEF et de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG). On ne sait rien non plus sur les 500 cas d’infractions d’ordre économique et financier évoqués en son temps en 2022, par l’ex-ministère chargé de la Promotion de la bonne gouvernance et du renforcement des capacités. On n’oublie pas non plus l’affaire des cadres du ministère de la Construction et de l’Urbanisme inculpés pour faux et usage de faux portant sur la somme de 100 milliards de F CFA.
Passé l’effet d’annonce, c’est le silence sur ces affaires sales de la République dont le peuple veut connaître l’issue. Qu’en est-il des procès des mis en cause? Auront-ils lieu, s’ils ne l’ont déjà été? Quid des verdicts? Quelles sont les condamnations ou les sanctions judiciaires encourues par les auteurs des méfaits? Après l’euphorie de la victoire des Eléphants à la CAN 2023 et au moment où les partis politiques se préparent pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, ces dossiers ne font plus l’objet d’information aux médias et au public.
L’instruction de ces affaires suit-elle son cours dans le secret?Certainement. Mais nul n’en sait rien. Car en Côte d’Ivoire, le secret de l’instruction et l’obligation de réserve derrière lesquels tout se dissimule au sommet de la République est immense. Dans les arcanes où les intérêts politico-économiques l’emportent sur le devoir de transparence, et couvrent les actes de malveillance financière… On entend de loin le bruit de l’épais silence des pouvoirs publics…Le bruit du lourd silence de ceux qui portent le secret…de la corruption.
À quand la lumière totale sur les affaires de corruption qui s’empilent sur les tables des juges en Côte d’Ivoire? Pour notre part, nous voulons faire confiance au Pôle pénal économique et financier (PPEF) et à la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG) pour aller jusqu’au bout des dossiers des grands corrompus de la République.
DL/Informateur.ci












