@informateur- Élu président de la République le 24 mars 2024 au terme d’une élection présidentielle qui a donné lieu à une crise électorale sanglante, Diomaye Bassirou Faye est face à son étrange destin politique. En effet, l’actuel chef de l’Etat sénégalais n’était pas sur la liste des favoris dans la course à la présidence. Bien au contraire, il doit son élection au fait que le leader du parti Patriotes africains pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pasef) Ousmane Sonko dont il était le dauphin, a été persécuté, écarté du jeu démocratique et jeté en prison par le régime de l’ancien président Macky Sall.
Mieux, ce n’est pas la popularité ou la renommée de Diomaye Faye qui a amené le peuple sénégalais à le choisir dans les urnes, mais plutôt la volonté de la jeunesse sénégalaise notamment, de rompre avec l’ancien système – qui s’était abonné aux entraves à la démocratie aux libertés et aux droits de l’Homme – dans l’espoir d’un mieux- être au plan économique et social. Diomaye Faye désormais au pouvoir, devra, nous l’avons dit, se garder de tomber dans les travers de son prédécesseur qu’on a soupçonné de vouloir confisquer le pouvoir.
Bien plus, le nouveau président de la République du Sénégal devra répondre aux nombreuses attentes des populations, la jeunesse en particulier, qui lui ont fait confiance et lui ont accordé leurs suffrages pour faire changer les choses. Il devra donc sortir de la polémique politicienne et de la querelle avec ses adversaires politiques, pour se mettre au travail car au Sénégal, les défis à relever au plan économique et social sont nombreux : la lutte contre la pauvreté et le chômage qui poussent les jeunes à l’immigration clandestine, les chantiers de l’emploi, de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, du logement social, de l’éducation, de la santé, entre autres challenges, sont de taille.
Et c’est sur ce terrain qu’est attendu Diomaye Faye. Ce n’est donc pas par une chasse aux sorcières dirigée contre l’ancien régime ou par la véhémence du ton de son discours face à ses adversaires politiques qu’il sera jugé au soir de son mandat présidentiel, mais par les résultats concrets qu’il aura obtenus quant aux chantiers du développement du pays et de l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses concitoyens. Bassirou Diomaye Faye doit donc sortir de la polémique inutile pour se mettre au travail.
DL/Informateur.ci












