Enfin ! Daouda Diallo, Consul Général du Burkina Faso à Abidjan semble avoir compris que le nabaïsme (ndlr : le goût maladif pour le pouvoir) ne sert pas sa cause. Mauvaise était, nous l’avons critiqué dans notre rubrique les grands dossiers de la diaspora, la perception de ce monsieur de sa fonction de Consul général. Et pourtant l’homme pensait que la fonction faisait de lui un bon diplomate. Que non ! Comment un diplomate peut-il librement choisir de vivre distant de sa communauté ? Comment un diplomate peut-il s’autoriser de choisir ses amis parmi les jeunes, les leaders associatifs et mépriser les autres ? Comment un diplomate peut-il ainsi fuir ses responsabilités alors que, comme nous aimons à le rappeler, il est payé avec l’argent du contribuable burkinabè pour ce travail. Il faut, peut-être, s’appeler Daouda Diallo, pour s’illustrer de telle manière.
Seulement, depuis la publication de notre série de dossiers (encore ouvert pour au moins 2 autres Actes), le Consul Général, à moins d’une coïncidence heureuse, à commence à changer. Les signes !
Le samedi 28 mai dernier, aux lendemains de nos critiques, Daouda Diallo a été vu à la cérémonie d’investiture de Pascal Bansé, chef des Bissa du Boulgou à Port-Bouët. Le lendemain dans la matinée du dimanche 29 mai, il sera présent du côté de Angré à la cérémonie de baptême de l’enfant de Lamine Sawadogo, président du Club des Amis de Blaise Compaoré (ABC). Dans la soirée de ce même dimanche, l’on le verra à Koumassi, assistant, à la cérémonie de lecture du Coran organisée par la communauté Tidjania de Koumassi. Un marathon qui a retenu l’attention de plus d’un. Certes, Daouda Diallo ne pourra pas assister à toutes les cérémonies qu’organise sa communauté, mais c’est déjà bon signe qu’il se mette en jambe.
Ce samedi 4 juin 2016, comme s’il montait en puissance dans son réveil, Daouda Diallo a convoqué la communauté burkinabè au Consulat Général d’Abidjan. Si nous ignorons sur quel critère, il a invité ses administrés, on sait en revanche qu’une cinquantaine des structures invitées ont répondu présentes. Au nombre desquels des guides religieux tels le très vénéré Cheick Abdoul Aziz Sarba. Dans son mot introductif, le Consul lui-même a reconnu qu’il y a eu un manque de communication entre lui et la communauté. Et c’est maintenant qu’il veut que cette communauté crée une sorte de Haut Conseil.
Le constat, c’est qu’en sortant enfin de sa torpeur, l’ex- Conseiller anonyme aux affaires politiques dans le bureau de la représentation spécial du Facilitateur en Côte d’Ivoire se donne une chance au moins de ne pas passer inaperçu à la tête du Consulat Général d’Abidjan. Car, il lui faut des actes pour que son nom soit gravé, dans la mémoire de cette communauté comme celui de son prédécesseur feu Patrice Kafando. Qui reste une référence qu’Informateur.info s’emploiera chaque fois que de besoin à le lui rappeler.
Jean François Fall
Informateur.info













