@informateur.ci- Quatre femmes et deux hommes sont, à ce vendredi 24 juillet, candidats pour remplacer Antonio Guterres comme secrétaire général de l’ONU. Il s’agit d’un poste sensible dans un monde ravagé par les conflits, notamment avec la guerre en cours au Moyen-Orient. Une campagne qui est passée presque inaperçue. À une semaine du lancement officiel du processus de sélection pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’ONU, les six candidats au poste de secrétaire général de l’organisation, en pleine crise, ont débattu jeudi dans la très symbolique salle de l’Assemblée générale.
Et à l’heure où le monde fait face à de multiples crises, notamment au Moyen-Orient, et à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, cette campagne ne fait pour l’instant émerger aucun favori. Plus encore, elle peine à susciter un véritable engouement. Mais qui sont les six candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres ?
- Michelle Bachelet
La première candidate est la Chilienne Michelle Bachelet. Née en 1951, elle est devenue la première femme à accéder à la présidence du Chili, une fonction qu’elle a exercée à deux reprises, de 2006 à 2010 puis de 2014 à 2018. Au cours de ses mandats, le Chili a connu plusieurs réformes sociales, dont l’élargissement de l’accès à l’éducation ainsi que des mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Sur la scène internationale, Michelle Bachelet a également marqué l’histoire de l’ONU Femmes, une entité consacrée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes, et ce en devenant sa première directrice exécutive en 2010 et jusqu’à 2013, avant de quitter sa fonction pour la présidence du Chili.
En 2018, elle a occupé, durant quatre ans, le poste de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, où elle a travaillé notamment sur les violations des droits humains dans plusieurs régions du monde.
- Maria Fernanda Espinosa
La deuxième candidate est Maria Fernanda Espinosa, 61 ans. Anthropologue de formation, l’Equatorienne est connue pour avoir été la présidente de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies entre 2018 et 2019. Comme Michelle Bachelet, Maria Fernanda Espinosa a consacré son mandat à la défense de la place des femmes dans les instances internationales.
Toutefois, cette diplomate se distingue par son intérêt pour les questions environnementales. En effet, elle a représenté l’Equateur dans plusieurs négociations internationales sur le climat et a travaillé, à plusieurs reprises, sur les enjeux liés à la biodiversité et au changement climatique. Des enjeux auxquels la planète est actuellement confrontée. Mais cela suffira-t-il pour qu’elle soit nommée secrétaire générale de l’ONU ? Affaire à suivre.
- Rafael Grossi
Le troisième candidat est l’Argentin Rafael Grossi. Ce diplomate de 65 ans occupe actuellement la fonction de directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Avant de prendre la tête de l’AIEA, Rafael Grossi a notamment été ambassadeur de l’Argentine auprès des organisations internationales en Autriche, en Slovénie et en Slovaquie et a occupé plusieurs postes diplomatiques liés aux questions nucléaires.
Cet Argentin maîtrise d’ailleurs les questions de désarmement et les dossiers liés au nucléaire. En mars 2022, il avait participé aux négociations concernant la sécurité de la centrale nucléaire de Tchernobyl, et ce en rencontrant séparément les ministres des Affaires étrangères de l’Ukraine et de la Russie à Antalya.
Puis fin août de la même année, il avait participé avec d’autres experts de l’AIEA, à une mission de contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijjia.
- Rebeca Grynspan
La quatrième candidate est Rebeca Grynspan. La Costa-Ricaine de 70 ans est d’ailleurs l’actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Il s’agit d’un poste qu’elle occupe depuis 2021. «Elle assure également la coordination du Groupe d’intervention mondiale face aux crises alimentaire, énergétique et financière, que le Secrétaire général de l’ONU a mis en place pour aider les pays développés et les pays en développement à faire face aux chocs économiques liés à la guerre en Ukraine », peut-on lire sur le site internet de l’organisation. Au cours de sa carrière, Rebeca Grynspan a occupé des postes de responsabilités dans son pays. Elle a été vice-présidente du Costa Rica de 1994 à 1998, sous la présidence de José Maria Figueres Olsen.
- Carolyn Rodrigues-Birkett
L’avant-dernière candidate est Carolyn Rodrigues-Birkett. Représentante permanente du Guyana auprès des Nations unies, cette femme politique de 52 ans a été nommée, en 2001, ministre des Affaires amérindiennes du Guyana puis, en 2008 et jusqu’à 2015, ministre des Affaires étrangères. Elle plaide pour restaurer la « crédibilité » en berne de l’ONU, soulignant que l’organisation ne doit pas être jugée sous le seul « prisme de la paix et de la sécurité » mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains.
- Macky Sall
Ancien président sénégalais, Macky Sall est le dernier candidat à la succession d’Antonio Guterres. Âgé de 64 ans, il est le seul candidat n’étant pas issu d’Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d’une tradition de rotation géographique. Macky Sall a souligné le lien intrinsèque entre paix et développement. Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu cette semaine le soutien de Dakar. Les autorités sénégalaises l’accusaient pourtant d’avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.
Source : cnews.fr












