@informateur.ci- Les tensions entre l’Iran et les États-Unis ont franchi un nouveau seuil ce lundi 20 juillet, avec une intensification des opérations militaires de part et d’autre. Téhéran affirme désormais faire face à une « guerre totale» après une nouvelle série de frappes américaines visant plusieurs sites stratégiques sur son territoire, tandis que la République islamique revendique des attaques contre des intérêts américains dans le Golfe.
Pour la dixième journée consécutive, les forces américaines ont ciblé des infrastructures jugées sensibles en Iran. La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire civile en activité du pays, a été frappée dans la matinée. La région de Tabriz, dans le nord-ouest, a également été touchée. Les autorités iraniennes font état d’au moins un mort et de plusieurs blessés. Elles accusent également Washington d’avoir visé la centrale nucléaire en construction de Darkhovin et demandent à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de condamner cette attaque.
En riposte, les Gardiens de la révolution annoncent avoir lancé des drones contre la base aérienne américaine Ali Al-Salem au Koweït ainsi que contre des systèmes de navigation aérienne à Bahreïn. L’Iran revendique aussi des attaques contre deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle au commerce mondial des hydrocarbures. Les autorités iraniennes estiment que cette zone stratégique ne doit pas être utilisée pour menacer leurs intérêts nationaux.
Cette nouvelle escalade a immédiatement secoué les marchés énergétiques. Le prix du baril de Brent a dépassé les 90 dollars, atteignant son plus haut niveau depuis plusieurs semaines, sur fond d’inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements pétroliers.
Malgré la violence des affrontements, les deux pays affirment maintenir une ouverture diplomatique. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réitéré la disponibilité de Washington à rechercher une solution négociée, tandis que Téhéran indique poursuivre des échanges indirects par l’intermédiaire de médiateurs. Le président iranien Massoud Pezeshkian, lui, appelle la population à résister, estimant que son pays est désormais engagé dans une « guerre totale » contre les États-Unis.
Djah OPELY












