@informateur.ci- Le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé, jeudi 2 juillet 2026, la détermination de son pays à préserver son intégrité territoriale face à Israël. Répondant aux critiques du Hezbollah, il a assuré que les négociations en cours avec l’État hébreu ne constituent en aucun cas une trahison, mais une stratégie diplomatique destinée à défendre les intérêts du Liban.
«Nous ne céderons pas un seul pouce du territoire libanais », a déclaré le chef de l’État, insistant sur le fait que ces discussions visent avant tout à obtenir le retrait des forces israéliennes des zones encore occupées et à consolider la souveraineté nationale.
Joseph Aoun a qualifié ces pourparlers de « guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile », estimant que la voie du dialogue demeure le meilleur moyen de parvenir à des résultats concrets tout en évitant une nouvelle escalade militaire.
Cette prise de position intervient au lendemain des déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui a affirmé que l’armée israélienne maintiendrait sa présence « pour une durée indéterminée » dans des « zones de sécurité » situées au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.
Le 26 juin dernier, le Liban et Israël ont signé, sous l’égide des États-Unis, un accord-cadre destiné à ouvrir la voie à une « paix durable ». Ce texte suscite toutefois une vive opposition du Hezbollah, mouvement pro-iranien, qui rejette toute négociation directe avec Israël et y voit une remise en cause de sa ligne politique.
Selon les termes de l’accord, l’armée libanaise doit progressivement reprendre le contrôle des secteurs concernés, notamment dans le sud du pays. Ce processus serait accompagné d’un désarmement progressif du Hezbollah dans des « zones pilotes », à mesure que les forces israéliennes s’en retireraient. Aucun calendrier officiel n’a cependant été annoncé.
Les tensions restent particulièrement élevées après plusieurs mois d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, un conflit qui a fait plus de 4 200 morts au Liban depuis le 2 mars, selon les autorités libanaises.
Djah OPELY












