@informateur.ci- L’Iran a entamé, samedi à Téhéran, trois jours d’hommage national en mémoire de son défunt Guide suprême, Ali Khamenei. Des dizaines de milliers de fidèles se sont réunis dans la capitale pour participer aux funérailles nationales de celui qui a dirigé la République islamique pendant plusieurs décennies. Cette cérémonie, organisée dans un contexte régional particulièrement tendu, revêt une forte portée politique et symbolique.
Le cercueil d’Ali Khamenei, décédé à l’âge de 86 ans lors d’une frappe aérienne survenue le 28 février au début du conflit opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, a été exposé dans un vaste complexe religieux de Téhéran. Dès les premières heures de la matinée, une foule importante s’est rassemblée pour lui rendre un dernier hommage.
La télévision d’État iranienne a annoncé le lancement officiel des obsèques nationales aux alentours de 6 heures (02h30 GMT). Sur place, les cérémonies ont été marquées par une forte mobilisation populaire, dans une atmosphère mêlant émotion, ferveur religieuse et démonstration de soutien au régime.
Plusieurs participants ont scandé des slogans appelant à la « vengeance », tandis que des drapeaux rouges portant l’inscription « Martyr » flottaient au-dessus de la foule. D’autres fidèles arboraient les couleurs jaunes du Hezbollah libanais, mouvement allié de Téhéran, illustrant la dimension géopolitique de cet hommage.
Ces funérailles pourraient également renforcer la légitimité du nouveau Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, fils du défunt dirigeant, appelé à conduire la République islamique dans une période de fortes incertitudes.
Au-delà du recueillement, cette séquence intervient alors que Téhéran poursuit des discussions avec Washington en vue d’une cessation durable des hostilités.
Les autorités iraniennes cherchent notamment à mettre en avant leur influence stratégique sur le détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour le commerce mondial du pétrole, tout en restant confrontées au risque d’une nouvelle escalade militaire avec Israël.
Par son ampleur, cet hommage national apparaît ainsi comme une démonstration de cohésion interne et de défiance envers les États-Unis et Israël, dans un contexte où les tensions régionales demeurent particulièrement vives.
Djah OPELY












