Libreville – A peine les résultats de la présidentielle gabonaise proclamés en faveur du président sortant Ali Bongo que des manifestations de protestation ont éclaté dans les rues de Libreville, hier mercredi. Des manifestants de l’opposition ont d’abord bravé les forces de sécurité et ont ensuite incendié l’Assemblée nationale gabonaise. Un incendie qui rappelle bien curieusement un certain 30 octobre 2014 à Ouagadougou où le président Compaoré était chassé du pouvoir après 27 ans de règne. Les heurts qui se produisent depuis la proclamation des résultats ont donné lieu, finalement, à une prise d’assaut du QG de l’opposant Jean Ping. Une descente musclé des forces de l’ordre qui a fait au moins un morts et presqu’une vingtaine de blessés. Plus de 200 arrestations signalées. Provoquant une vaque de réaction de la communauté internationale. Selon le porte-parole du gouvernement gabonais, l’assaut des forces de sécurité gabonaises contre le QG de l’opposant Jean Ping visait des criminels qui ont incendié l’Assemblée nationale quelques heures plutôt. Pour ce dernier, ceux qui ont incendié l’Assemblée nationale se sont repliés dans le quartier général de Jean Ping. « (…) Il ne s’agit pas de manifestants politiques mais de criminels », a déclaré M. Alain-Claude Bilie-By-Nze à notre confrère de l’AFP. Une chose est certain la situation gabonaise demeure préoccupante.
Hugues Amari













