@informateur.ci- La Confédération africaine de football (CAF) a renouvelé, ce jeudi, son soutien total au président de la FIFA, Gianni Infantino, dans un contexte marqué par une contestation grandissante de sa gouvernance. Réuni en comité exécutif, l’instance dirigeante du football africain a annoncé avoir réaffirmé «à l’unanimité» sa confiance envers le dirigeant suisse, accentuant ainsi les divisions entre les différentes confédérations continentales.
Cette déclaration intervient après la vive polémique suscitée par le projet, finalement abandonné, d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés. Cette initiative avait provoqué une levée de boucliers de plusieurs organisations du football mondial, notamment l’UEFA et la Concacaf, qui ont publiquement remis en cause le maintien de Gianni Infantino à la tête de la FIFA.
Face aux critiques, le président de la FIFA avait présenté des excuses mercredi, reconnaissant les inquiétudes soulevées par ce projet. Une démarche saluée par la CAF. Dans son communiqué, le président de l’organisation africaine, Patrice Motsepe, a indiqué que ces excuses avaient été accueillies favorablement, tout en rappelant que « le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence est essentiel et non négociable».
La confédération africaine a également pris acte des explications fournies conjointement par Gianni Infantino et le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, sur les orientations de l’organisation.
Au-delà de cette affaire, la CAF a tenu à remercier le président de la FIFA pour son engagement en faveur du développement du football africain au cours des dernières années. Elle a aussi salué la réussite de l’organisation de la Coupe du monde 2026.
Ce soutien africain constitue un appui important pour Gianni Infantino, dont la position demeure fragilisée sur la scène internationale. Alors que plusieurs fédérations européennes continuent de réclamer des changements à la tête de la FIFA, la CAF affiche clairement sa volonté de maintenir sa confiance envers le dirigeant suisse, illustrant les profondes divergences qui traversent aujourd’hui le football mondial.
Djah OPELY











