@imformateur.ci- Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi avoir conclu un accord destiné à mettre un terme immédiat au conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis plusieurs mois. Selon les autorités des deux pays, le texte prévoit l’arrêt des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, et ouvrira la voie à des négociations plus larges sur plusieurs dossiers sensibles.
L’annonce a d’abord été faite par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans les discussions, avant d’être confirmée par le président américain Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, le dirigeant américain a indiqué que l’accord avec la République islamique d’Iran était désormais finalisé et qu’une cérémonie officielle de signature se tiendrait le 19 juin à Genève, en Suisse.
Dans la foulée, Donald Trump a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Cette décision s’accompagnera de la levée du blocus naval américain dès la signature du document, afin de permettre les opérations de déminage dans la zone. Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi, avec une baisse des cours du brut après plusieurs mois de hausse liée aux tensions régionales.
De son côté, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a confirmé que le protocole prévoit la cessation définitive des hostilités. Il a précisé que des négociations supplémentaires s’ouvriront dans un délai de 60 jours afin d’aboutir à un accord global. Les discussions porteront notamment sur la levée des sanctions contre Téhéran, le programme nucléaire iranien, la reconstruction économique du pays et la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements.
L’accord a été salué par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui y voit une étape majeure vers une solution pacifique durable. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ont également exprimé leur disponibilité à accompagner ce processus en envisageant un assouplissement des sanctions liées au dossier nucléaire iranien.
Djah OPELY












