Décidément, le procès de l’ex-président du Burkina- Faso, Blaise Compaoré et une trentaine de ses ministres, rencontre de véritables difficultés. Puisqu’il va de report à report. Ainsi le lundi 8 mai 2017, le procès a connu une autre suspension dès son ouverture, du fait des avocats de la défense qui ont émis des préalables sur deux points d’inconstitutionnalité. A savoir que dans un premier temps, la Haute Cour de justice ne prévoit pas le double degré de juridiction, ensuite les avocats de la défense, ont relevé le fait que la révision de la loi sur la Haute Cour de justice, s’est faite après la chute du régime de Blaise Compaoré. Ce qui signifie que les ministres incriminés n’étaient plus en fonction .D’où l’application du principe de non rétroactivité de la loi. Ce pourquoi les avocats ont saisi le Conseil constitutionnel pour qu’il se penche sur la question. Mais la Haute Cour de justice n’a pas daigné prendre en compte leurs préoccupations, sur le motif que le Conseil constitutionnel avait déjà jugé la loi sur la Haute Cour de justice conforme à la constitution. Il n’en fallait pas plus, pour que les avocats de la défense claquent la porte, à ce procès. Mettant ainsi fin à leur participation à la poursuite du procès. La Haute Cour de justice a donc accordé un temps, c’est-à-dire jusqu’à la fin de la semaine, aux accusés pour se trouver de nouveaux avocats.
Yannick Kobo












