@informateur.ci- Le Ghana intensifie ses démarches diplomatiques en faveur de ses ressortissants capturés dans le conflit en Ukraine. En déplacement à Kiev, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a rencontré mercredi son homologue ukrainien afin d’évoquer la situation de Ghanéens faits prisonniers alors qu’ils combattaient aux côtés de l’armée russe.
Au cœur des échanges : la demande de libération de ces ressortissants ghanéens détenus par les autorités ukrainiennes. Selon le chef de la diplomatie d’Accra, ces combattants n’étaient « pas mandatés par les gouvernements africains» et n’agissaient en aucun cas au nom de l’État ghanéen.
Le ministre a insisté sur le fait que ces jeunes hommes auraient été victimes de réseaux criminels opérant sous couvert de promesses d’emplois attractifs en Russie. D’après lui, certains candidats au départ auraient été manipulés par des trafiquants leur proposant «un travail décent», avant d’être enrôlés dans des opérations militaires dans le cadre de la guerre opposant la Russie à l’Ukraine.
Accra entend ainsi dissocier clairement la position officielle du Ghana des engagements individuels de ces ressortissants sur le théâtre des opérations. Le gouvernement ghanéen plaide pour une approche humanitaire du dossier, mettant en avant la vulnérabilité présumée de ces combattants et les circonstances de leur recrutement.
Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte où plusieurs pays africains surveillent de près le sort de leurs citoyens impliqués, volontairement ou non, dans le conflit en Europe de l’Est. Le Ghana affirme poursuivre les discussions avec les autorités ukrainiennes afin d’obtenir des avancées concrètes sur la situation de ses ressortissants.
Pour Accra, il s’agit à la fois de protéger ses citoyens et de rappeler que les États africains, ne sont pas parties prenantes au conflit en cours en Ukraine.
Yannick KOBO













