‘@Informateur.info- Il montre certainement la voie à suivre aux autorités ivoiriennes qui ont tissé de nombreux accords avec le Burkina Faso dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè mais qui restent, étrangement, muettes chaque fois que le Burkina Faso est endeuillé par des attaques terroristes.
En effet, Pascal Affi N’guessan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était à l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, ce mardi 10 décembre 2019, pour «exprimer sa compassion et sa solidarité à l’endroit du Burkina Faso, victime des attaques terroristes», selon un communiqué publié par la Représentation diplomatique du Burkina Faso en Côte d’Ivoire.
Le Président du Front Populaire Ivoirien s’est rendu au 5è palier de l’Immeuble Sidam au Plateau, accompagné pour la circonstance d’une forte délégation pour dire le «Yako» de son parti aux autorités diplomatiques et consulaires du pays des hommes intègres en Côte d’Ivoire.
Ce geste fort de sens, venant de l’opposant ivoirien, ne manque pas de questionner les rapports entre les autorités ivoiriennes et burkinabè. Car de mémoire, les autorités ivoiriennes n’ont jamais adressé de lettres de condoléances publiques au pays des hommes intègres ces derniers mois. Ni pour l’attaque de Boungou en novembre dernier qui a fait officiellement 38 morts, ni pour l’attaque du convoi de vivres dans le Sanmatenga en septembre dernier et où on a dénombré 29 morts.
Combien de morts attendent-elles pour s’exprimer officiellement ? Ou bien estiment-elles que ces attaques font désormais partie du quotidien du Burkina qu’il n’en vaut pas la peine de s’en émouvoir ? En tout état de cause des Burkinabè s’interrogent. De fait, l’existence d’une coopération militaire active ou passive n’exempte pas aux autorités des deux pays de se présenter mutuellement et publiquement des notes de condoléances ou de solidarité chaque fois qu’une partie est dans le deuil.
Jean François FALL












