@informateur.ci- Un nouvel enlèvement d’élèves dans une école catholique de l’État du Niger a poussé le président nigérian Bola Tinubu à suspendre tous ses déplacements internationaux et à placer les forces de sécurité en état d’alerte maximale. Cette décision intervient alors que plusieurs États du nord et du centre du pays font face à une recrudescence d’attaques contre des établissements scolaires.
Depuis le début de la semaine, les autorités éducatives de plusieurs régions ont annoncé la fermeture temporaire d’écoles publiques et privées, en réponse à une série d’enlèvements visant élèves et personnel enseignant. Dans l’État de Katsina, région natale de l’ancien président Muhammadu Buhari, les autorités ont ordonné la fermeture de toutes les écoles primaires et secondaires après des attaques répétées attribuées à des groupes armés qualifiés de «bandits».
Vendredi 21 novembre, la présidence a confirmé que Bola Tinubu ne participerait plus à ses engagements internationaux prévus. Il sera représenté au sommet du G20 en Afrique du Sud par son vice-président, Kashim Shettima. Cette réorganisation diplomatique s’explique par l’attaque dramatique survenue dans la nuit de jeudi à vendredi dans une école catholique de la zone d’Agwara, dans l’État du Niger.
Selon les autorités locales, des hommes armés ont fait irruption dans l’école St. Mary entre 01h00 et 03h00 du matin, enlevant un nombre encore indéterminé d’élèves et d’enseignants. Le diocèse de Kontagora a confirmé la mort d’un agent de sécurité lors du raid. Le secrétaire du gouvernement de l’État, Abubakar Usman, a souligné que les vérifications se poursuivaient pour établir le bilan exact.
L’Association chrétienne du Nigeria a estimé samedi que 315 élèves et enseignants auraient été kidnappés, ajoutant qu’un autre enlèvement avait eu lieu quelques jours plus tôt dans l’État voisin de Kebbi, où 25 lycéennes avaient été capturées.
Face à cette montée de violence, plusieurs gouverneurs ont ordonné la fermeture préventive d’écoles pour éviter d’autres attaques. Les autorités fédérales accusent des groupes criminels armés qui sévissent depuis plusieurs années dans les régions du nord, multipliant les enlèvements contre rançon, un phénomène amplifié depuis le rapt de Chibok en 2014.
Le président Tinubu a appelé les agences de sécurité à intensifier leurs opérations et à récupérer les victimes au plus vite, tandis que le gouvernement demande aux populations locales de coopérer afin de renforcer la prévention dans les zones à risque.
Yannick KOBO












