@informateur.ci- Plusieurs centaines de personnes enlevées plus tôt cette année par le groupe terroriste Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, ont retrouvé la liberté, selon des informations communiquées par des responsables locaux et les forces armées nigérianes.
Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), a annoncé la libération de 416 femmes et enfants qui avaient été capturés dans la localité de Ngoshe. Selon lui, les ex-otages ont été relâchés samedi après plusieurs mois de captivité. L’information a également été confirmée par Mohammed Ali Ndume, sénateur représentant l’État de Borno.
Toutefois, les circonstances exactes de cette libération restent sujettes à des versions divergentes. Dans une communication distincte publiée quelques heures plus tard, l’armée nigériane a indiqué que 360 personnes avaient été secourues au cours d’une opération militaire menée grâce à des renseignements recueillis sur le terrain.
Les autorités n’ont pas précisé si les chiffres annoncés par les responsables locaux et ceux de l’armée concernaient le même groupe de personnes ou des opérations distinctes. Cette différence alimente les interrogations sur le déroulement exact de la libération.
L’État de Borno demeure l’épicentre de l’insurrection djihadiste qui secoue le nord-est du Nigeria depuis plus d’une décennie. Malgré les offensives répétées des forces de sécurité, Boko Haram et les groupes affiliés continuent de mener des attaques contre les populations civiles, les infrastructures et les forces gouvernementales.
La libération de ces centaines de femmes et d’enfants représente néanmoins une avancée importante pour les communautés affectées par le conflit. Les autorités poursuivent leurs efforts pour retrouver d’autres personnes toujours portées disparues et renforcer la sécurité dans cette région confrontée à une instabilité persistante.
Djah OPELY












