@informateur.ci- Plus de 20 personnes ont été tuées vendredi soir lors d’affrontements entre les communautés kambari et peule dans le village de Kokoli, situé dans la région de Borgu, dans l’État du Niger, au nord-ouest du pays.
Les violences ont opposé des membres des deux communautés dans un contexte de tensions persistantes dans cette partie du Nigeria. Selon des sources locales, les affrontements auraient impliqué des milices locales.
Face à la gravité de la situation, le député de la circonscription de Borgu, Jafar Muhammad, a appelé les autorités nigérianes à renforcer rapidement le dispositif sécuritaire dans la région. «Nous avons besoin de la présence de forces de sécurité lourdement armées pour maîtriser la situation», a-t-il déclaré.
La région de Borgu est régulièrement confrontée à des violences liées aux affrontements entre agriculteurs et éleveurs. Elle fait également face à une recrudescence des attaques de groupes criminels, des enlèvements et des incursions de groupes armés.
La situation sécuritaire est d’autant plus préoccupante que des groupes terroristes sont de plus en plus actifs dans plusieurs zones du nord-ouest du Nigeria, notamment dans l’État du Niger. Cette présence alimente les tensions et complique les efforts des autorités pour rétablir durablement la sécurité.
Les affrontements de Kokoli interviennent quelques mois après une autre série de violences meurtrières dans la même zone. En mai dernier, une quarantaine d’éleveurs avaient été tués après avoir été accusés de fournir des informations au groupe terroriste Ansaru.
Ces nouvelles violences ravivent les inquiétudes concernant la multiplication des conflits communautaires dans le nord-ouest du Nigeria. Les autorités sont désormais appelées à renforcer la sécurité, mais aussi à s’attaquer aux causes profondes des tensions entre communautés afin d’éviter de nouvelles représailles.
Djah OPELY












