@informateur- Au Niger, une page est en train d’être tournée. La junte militaire au pouvoir à Niamey ne sera plus fondée à accuser la France de piller ses réserves d’uranium appauvri. En effet, le groupe Orano vient d’annoncer la suspension dans les prochains jours de sa production au Niger, soit à partir du 31 octobre 2024.
L’information a été donnée le mercredi 23 octobre par la direction d’Orano qui se trouve devant le fait accompli, un cas de force majeure. Il lui est impossible d’exporter l’uranium récolté, suite la fermeture des frontières entre le Niger et le Bénin depuis le putsch qui a porté le Général Abdourahamane Tiani au pouvoir. Le blocage est tel que la filiale du groupe Orano au Niger, la Somaïr, dont l’Etat nigérien détient pourtant 37% du capital, s’est trouvée financièrement enlisée de ce fait, et est finalement contrainte de stopper l’exploitation du site d’Arlit, au Nord du pays. Orano a-t-il été piégé par le Niger au moyen de la fermeture des frontières commune avec le Bénin? On peut se le demander, d’autant plus que la junte nigérienne a pu trouver un accord avec le Bénin pour acheminer et exporter son pétrole brut via le port béninois de Sèmè-Kpodji. Comment se fait-il que la Transition militaire nigérienne n’ai pas pu trouver un accord similaire avec son voisin béninois pour l’acheminement de la production d’une entreprise à participation publique?
On comprend donc que les représentants de l’État nigérien dans le Conseil d’administration de la Somaïr se soient tenus à l’écart de cette décision. Il fallait, pensent des observateurs, organiser la faillite de la Somaïr par le blocage de l’acheminement de sa production, pour mettre fin à l’exploitation de l’uranium nigérien par le géant français Orano. Et c’est acté. La France est éjectée. Le Niger, on le sait, depuis l’arrivée de la junte au pouvoir et la rupture des relations diplomatiques et de la coopération bilatérale avec la France, s’est tourné vers de nouveaux partenaires comme la Russie et l’Iran, en plus de la Chine qui est un partenaire de plus longue date, pour l’exploitation de son uranium. Il est à noter que le Canada est aussi présent dans l’exploitation de l’uranium appauvri du Niger.
DL/informateur.ci













