@informateur.ci- Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a profité de l’ouverture du Salon international de la défense et de la sécurité (Bamex 2025) pour rendre un vibrant hommage à Mariam Cissé, jeune créatrice de contenus sur TikTok, tuée par des groupes armés dans la région de Tombouctou. Cette disparition tragique, qui a suscité une vive émotion au Mali, a été au cœur de son discours. «Mariam Cissé a été lâchement abattue par des groupes terroristes pour la simple raison qu’elle a manifesté son soutien à son pays et à son armé », a déclaré le chef du gouvernement devant les participants du Bamex. Il a dénoncé un acte « barbare » commis par des individus qui, selon lui, «agissent désormais à visage découvert ».
Avec près de 100 000 abonnés sur TikTok, Mariam Cissé était connue pour ses vidéos dans lesquelles elle exprimait régulièrement son attachement aux Forces armées maliennes (FAMa). Enlevée le 6 novembre à Tonka, dans la région de Tombouctou, elle a été exécutée le lendemain, une information confirmée par les autorités locales. Son meurtre a provoqué un élan d’indignation et de solidarité à travers le pays.
Face à cette nouvelle attaque visant une voix populaire et engagée, Abdoulaye Maïga a réaffirmé la détermination du Mali à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. « Nous allons éradiquer définitivement le terrorisme de notre pays », a-t-il assuré, soulignant que la sécurité et la stabilité demeurent des priorités absolues pour le gouvernement de transition.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de défense nationale, rappelant que le Bamex 2025 constitue une plateforme essentielle pour présenter les avancées militaires et les partenariats stratégiques du Mali. Dans un contexte de violences persistantes dans le nord et le centre du pays, il a renouvelé son appel à l’unité nationale et à la résilience face aux groupes armés.
L’assassinat de Mariam Cissé met une nouvelle fois en lumière la stratégie d’intimidation des organisations terroristes, qui ciblent aussi bien les civils que les figures publiques affichant leur soutien aux autorités. Pour le gouvernement, ce drame renforce la nécessité de poursuivre les opérations de sécurisation et de consolider les acquis obtenus ces derniers mois sur le terrain.
Yannick KOBO












