@informateur.ci- La ministre malgache de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a annoncé, le lundi 1ᵉʳ décembre 2025, que des poursuites judiciaires pourraient être prochainement engagées contre l’ancien président Andry Rajoelina. Celui-ci est soupçonné d’être impliqué dans plusieurs affaires présumées de corruption, selon des informations relayées par des médias internationaux.
«Toutes les personnes ayant commis des infractions dans ce pays feront l’objet de procédures judiciaires. Andry Rajoelina ne fera pas exception », a affirmé la ministre, ajoutant que l’ouverture des démarches devrait intervenir avant la fin de l’année. Elle a indiqué qu’un communiqué officiel sera publié dès que la procédure sera formellement enclenchée.
Fanirisoa Ernaivo n’a toutefois pas souhaité préciser les éléments concrets sur lesquels reposent ces accusations, invoquant le respect du secret de l’instruction. Elle a simplement laissé entendre que l’ancien chef d’État « connaît parfaitement les irrégularités qui lui sont reprochées », tout en n’écartant pas l’éventualité de mandats d’arrêt internationaux dans le cadre d’affaires déjà en cours.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Le 24 octobre dernier, Andry Rajoelina a été déchu de sa nationalité malgache par un décret signé par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Le texte fait état de l’acquisition volontaire de la nationalité française par l’ex-président en 2014, une décision qui a alimenté critiques et débats sur sa légitimité à diriger le pays.
Le 11 octobre 2025, le régime de Rajoelina a été renversé par un groupe de militaires dirigés par le colonel Michael Randrianirina, qui a dans la foulée dissous le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle. Depuis sa chute, l’ex-président a été exfiltré et vit à Dubaï, où une partie de ses avoirs aurait été transférée, selon plusieurs sources.
L’annonce du ministère de la Justice ouvre ainsi un nouveau chapitre dans l’après-Rajoelina, tandis que la transition politique cherche à restaurer la confiance dans les institutions du pays.
Yannick KOBO













