@informateur.ci- Le gouvernement kényan poursuit ses investissements dans le secteur éducatif avec une enveloppe budgétaire record de 765 milliards de shillings kényans, soit environ 5,9 milliards de dollars américains soit 3 318 milliards de FCFA, pour l’exercice 2026-2027 qui débutera le 1er juillet prochain.
L’annonce a été faite le 25 mai par le vice-président kényan, Kithure Kindiki, lors de l’inauguration de l’école de Geturi, située dans la circonscription de Kitutu Chache North, dans le comté de Kisii. Selon lui, les crédits consacrés à l’éducation connaissent une progression constante depuis plusieurs années, passant de 500 milliards de shillings en 2022 à 702 milliards lors de l’exercice budgétaire précédent.
Cette augmentation s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à moderniser le système éducatif, améliorer l’accès à l’enseignement et renforcer la formation technique et scientifique. Depuis 2022, les autorités ont engagé plusieurs réformes majeures, notamment le recrutement de 100 000 enseignants, la construction de 23 000 salles de classe et l’aménagement de 1 600 laboratoires destinés à améliorer les conditions d’apprentissage.
Le Kenya poursuit également le déploiement du système d’Éducation et de Formation Basé sur les Compétences (CBET), conçu pour mieux répondre aux besoins du marché du travail. Dans l’enseignement supérieur, les réformes comprennent la création d’au moins un institut de formation technique par circonscription, l’introduction d’un curriculum modulaire, la reconnaissance des acquis professionnels ainsi que le développement de la formation en alternance.
Les mesures engagées ont déjà produit des résultats significatifs. Le nombre d’étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur est passé de 297 000 en 2022 à 718 000 aujourd’hui. Les frais universitaires annuels ont par ailleurs été réduits de 105 000 à 87 000 shillings afin de faciliter l’accès aux études.
Face à une croissance démographique soutenue et à une demande accrue en compétences techniques, Nairobi fait de l’éducation un levier stratégique de développement.
Selon la Banque africaine de développement, les réformes engagées et les investissements continus ont permis au Kenya d’enregistrer des progrès notables dans ce secteur. Les dépenses éducatives représentent en moyenne 5 % du PIB, conformément aux recommandations de l’UNESCO.
Djah OPELY












