@informateur.ci- Dans son adresse à la Nation prononcée le 31 décembre, le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a livré un message axé sur la souveraineté, la sécurité et les perspectives de réformes pour l’année 2026. Il a dressé un bilan qu’il qualifie de globalement positif de l’année 2025, tout en réaffirmant la détermination du Burkina Faso à défendre ses choix face aux pressions extérieures.
Sur le plan sécuritaire, le chef de l’État a mis en avant les résultats obtenus par les forces armées nationales et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Il a notamment cité l’opération « Lalmassga », qui aurait permis la reconquête de plusieurs localités jusque-là sous la menace des groupes armés. Selon Ibrahim Traoré, ces avancées témoignent de la montée en puissance de l’armée burkinabè et de l’engagement populaire en faveur de la stabilisation du pays.
Le président a également abordé la question économique et sociale, affirmant que le Burkina Faso aurait atteint l’autosuffisance alimentaire. Il a souligné les efforts consentis dans le secteur agricole, à travers le soutien aux producteurs et la valorisation des ressources locales, présentées comme des leviers essentiels de résilience nationale.
Se projetant sur l’année 2026, Ibrahim Traoré a annoncé la poursuite et l’intensification des offensives militaires afin de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Il a par ailleurs promis d’importantes réformes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, avec l’objectif d’améliorer l’accès aux services publics et de renforcer le capital humain du pays.
Sur le plan diplomatique, le président burkinabè a tenu un discours ferme, réaffirmant l’indépendance du Burkina Faso dans ses relations internationales. « Le Burkina ne permettra à aucune puissance de nous imposer ce qu’elle veut », a-t-il déclaré, insistant sur une politique étrangère fondée sur le respect mutuel et la défense des intérêts nationaux.
Ce message de fin d’année s’inscrit dans une volonté affichée de consolidation de la souveraineté et de poursuite des transformations engagées depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition.
Yannick KOBO













