@informateur.ci- En Guinée-Bissau, la tension politique reste vive. Un tribunal militaire a ordonné, jeudi, le maintien en résidence surveillée de Domingos Simões Pereira, figure de l’opposition et président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principal parti d’opposition du pays.
Cette décision intervient après une nouvelle audition de l’ancien Premier ministre dans le cadre d’une enquête portant sur des accusations de complot visant à renverser le gouvernement. Selon son équipe de défense, Pereira a répondu à l’ensemble des questions des magistrats militaires lors de sa comparution.
Domingos Simões Pereira avait été arrêté à la suite du renversement du président Umaro Sissoco Embaló par l’armée, le 26 novembre 2025. Placé en résidence surveillée depuis janvier dernier, il est soupçonné d’avoir participé à au moins deux tentatives de coup d’État présumées, l’une remontant à 2023 et l’autre à octobre 2025.
Un important dispositif sécuritaire a été déployé autour du tribunal militaire lors de son audition, témoignant de la sensibilité politique de cette affaire dans un pays régulièrement confronté à des crises institutionnelles et à l’instabilité.
À l’issue de l’audience, l’un de ses avocats, João Paulo Indeque, a rejeté catégoriquement les accusations portées contre son client. « Domingos Simões Pereira n’a participé à aucune tentative de subversion de l’ordre constitutionnel. Il n’en avait aucune connaissance », a-t-il déclaré devant la presse, réaffirmant l’innocence du leader politique.
La Guinée-Bissau est actuellement dirigée par un gouvernement de transition conduit par le général Horta N’Tam. Cette nouvelle décision judiciaire pourrait raviver les tensions entre les autorités de transition et l’opposition, alors que le pays cherche toujours à retrouver une stabilité politique durable après plusieurs épisodes de turbulences institutionnelles.
Djah OPELY












