@informateur.ci- La crise politique se poursuit en Guinée-Bissau après le coup d’État survenu mercredi 26 novembre, à la veille de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Ce mardi 2 décembre, la Commission nationale des élections (CNE) a déclaré être dans l’incapacité de publier les résultats des scrutins présidentiel et législatif organisés le 23 novembre.
Selon la CNE, les conditions nécessaires à la finalisation du processus électoral ne sont actuellement pas réunies. « Les conditions logistiques et matérielles ne permettent pas de conclure le processus électoral et de proclamer les résultats », a expliqué le secrétaire exécutif adjoint de l’institution, Idriça Djalo, cité par l’AFP.
Le responsable a affirmé que les opérations militaires liées au putsch ont provoqué la destruction d’une grande partie du matériel électoral, y compris les procès-verbaux qui contenaient les résultats provisoires des bureaux de vote. «Tout le matériel électoral a été détruit, il n’existe plus aucun procès-verbal des élections», a-t-il précisé.
Cette annonce intervient dans un contexte d’incertitude institutionnelle. La présidentielle du 23 novembre devait départager le chef de l’État sortant, Umaro Sissoco Embaló, et ses principaux rivaux politiques. L’opinion nationale attendait la proclamation des résultats dès le 27 novembre, avant d’être confrontée à l’intervention de l’armée et à la suspension des institutions.
La Commission électorale n’a pas encore précisé si une reprise du vote serait envisagée ni dans quel délai le pays pourrait espérer un retour au calendrier électoral. De leur côté, plusieurs acteurs politiques et organisations régionales appellent au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et au respect de la volonté populaire exprimée dans les urnes.
Yannick KOBO













