@informateur.ci- Les forces de sécurité du district de Sissala Est, dans la région du Haut-Ouest du Ghana, ont interpellé le 2 janvier 2026 dix-sept militaires burkinabé en situation irrégulière sur le territoire ghanéen.
L’incident s’est produit près de Wuru, une localité frontalière située à environ une heure de route à l’est de Tumu, dans une zone rurale confrontée depuis plusieurs années à des tensions sécuritaires récurrentes.
Selon les autorités locales, les soldats, âgés de 20 à 30 ans, circulaient lourdement armés et transportaient un arsenal conséquent comprenant des armes à feu, des munitions, des équipements militaires ainsi que des engins explosifs. Leur présence inhabituelle a rapidement éveillé les soupçons des populations riveraines, déjà sensibles aux questions de sécurité dans cette région frontalière. Alertées, les forces de sécurité ont aussitôt pris en charge la situation.
D’après des responsables du service de l’immigration ghanéenne, les militaires burkinabé auraient été surpris en train d’ériger une position défensive à l’aide de sacs de sable lorsqu’ils ont été signalés par des habitants. Face au risque d’escalade, les forces de sécurité du district ont opté pour une opération discrète et maîtrisée. Une intervention sans échange de tirs a permis de désarmer les soldats et de les conduire, avec l’ensemble de leur équipement, vers les locaux des services de sécurité.
Auditionnés, les dix-sept hommes ont reconnu appartenir à l’armée burkinabè. Ils ont expliqué qu’ils effectuaient une patrouille de routine et qu’une erreur d’orientation les aurait conduits à franchir involontairement la frontière ghanéenne. Malgré ces déclarations, les autorités ont décidé de les maintenir en détention provisoire, le temps de consulter la hiérarchie sécuritaire nationale et d’évaluer les implications de cet incident dans un contexte régional délicat.
Les militaires sont restés retenus jusqu’aux environs de 21 heures, avant qu’une instruction des autorités centrales n’ordonne leur libération. Celle-ci s’est déroulée dans un cadre strictement encadré. Le lendemain, une délégation officielle, comprenant des représentants de l’ambassade du Ghana au Burkina Faso, s’est rendue sur place. À l’issue de cette démarche diplomatique, les armes et équipements saisis ont été restitués.
Les deux pays ont ainsi privilégié l’apaisement et la coopération, afin d’éviter toute tension diplomatique dans une région où la coordination sécuritaire demeure essentielle.
Djah OPELY





