@informateur.ci- Dans un contexte économique favorable au recrutement de nouveaux combattants séduits par les offres des groupes djihadistes opérant depuis le Sahel via de réseaux de financement du terrorisme, le Ghana est en alerte. Dans ce pays où le phénomène du recrutement de combattants par les groupes armés n’est plus un secret pour personne, les autorités craignent depuis quelque temps une infiltration djihadiste.
Selon les sources sécuritaires, des signes ont été détectés à travers des circuits et contacts commerciaux entre les groupes armés et certains acteurs sur place. Alors que les conditions sécuritaires au Sahel se dégradent et que les heurts entre les rebelles et les armées de l’AES s’intensifient, les groupes armés ont besoin de plus en plus de combattants et le Ghana demeure un vivier à explorer.
Aussi les autorités ghanéennes redoutent-elles que des cellules terroristes ne s’installent dans le pays, notamment depuis la région frontalière peu sécurisée qui sépare le Ghana et le Burkina Faso. D’autant plus qu’en raison de la recrudescence des attaques terroristes au Burkina Faso, des centaines de réfugiés burkinabè trouvent refuge au Ghana. Un flot de réfugiés qui pourrait transporter la menace.
A Accra, le gouvernement ouvre donc l’œil. Mieux, avec le soutien d’organisations engagées et de la communauté internationale, de vastes campagnes de sensibilisation sont organisées par les autorités au Ghana dans les zones exposées aux risques d’infiltration terroriste, en direction des communautés cibles. En particulièrement les jeunes potentiels recrues, susceptibles de se laisser séduire par le discours djihadiste ou tenter par les propositions d’ordre pécuniaire.
Maurice Konan KOUASSI













