@informateur.ci- La situation sanitaire en République démocratique du Congo (RDC) reste extrêmement préoccupante. L’épidémie d’Ebola, déclarée le 15 mai 2026, poursuit sa progression avec un bilan qui ne cesse de s’alourdir. Selon les dernières données publiées vendredi par les autorités sanitaires congolaises ; le pays enregistre désormais 3.532 cas confirmés, dont 1.556 décès.
La flambée épidémique touche actuellement cinq provinces de l’est du pays : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Les services de santé indiquent que 807 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement dans des centres spécialisés, tandis que 626 personnes ont pu être déclarées guéries.
Face à cette évolution, le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a tiré la sonnette d’alarme. Il estime que cette épidémie figure parmi les plus rapides jamais observées en termes de propagation sur le continent.
Selon le responsable du CDC Afrique, la situation est loin d’être maîtrisée. En Ituri, principal foyer de contamination, plus de 80 % des nouveaux cas recensés ne seraient pas associés à des contacts déjà identifiés. Cette absence de traçabilité complique considérablement les opérations de surveillance et les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.
Jean Kaseya a également souligné qu’une grande partie des décès continue de survenir au sein des communautés plutôt que dans les centres de traitement Ebola. Cette réalité traduit les difficultés persistantes liées à la détection précoce des malades, à leur prise en charge rapide et à l’adhésion des populations aux mesures sanitaires.
«Je ne suis pas en mesure de vous dire qu’aujourd’hui nous contrôlons totalement cette épidémie », a-t-il déclaré, appelant à un renforcement urgent des dispositifs de surveillance, de prévention et de riposte.
Les autorités congolaises, avec l’appui de leurs partenaires sanitaires, poursuivent les opérations de lutte contre le virus afin de freiner sa propagation dans les provinces les plus touchées et d’éviter une aggravation de cette crise sanitaire.
Djah OPELY











