@informateur.ci- Plus de 1000 travailleurs humanitaires ont été tués à travers le monde au cours des trois dernières années, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Ce bilan a été rendu public mercredi 19 août, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.
L’année 2025 a été particulièrement meurtrière pour les personnels engagés dans les zones de crise. Au total, 907 travailleurs humanitaires ont été tués, blessés ou enlevés. Parmi eux, 350 ont perdu la vie, soit le deuxième bilan annuel le plus élevé jamais enregistré. Quelque 322 autres ont été blessés et 235 enlevés.
La bande de Gaza demeure, pour la troisième année consécutive, le territoire le plus dangereux pour les humanitaires. En 2025, 186 d’entre eux y ont été tués, dont 68 % lors de bombardements aériens. Le Soudan arrive en deuxième position, avec 71 travailleurs humanitaires tués, un niveau sans précédent pour le pays.
La situation reste également très préoccupante en 2026. Depuis le début de l’année, au moins 82 humanitaires ont été tués, 97 blessés et 39 enlevés. L’OCHA souligne par ailleurs la multiplication des attaques impliquant des drones armés, qui accroissent les risques pour les populations civiles et les équipes d’aide.
Face à cette situation, le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a appelé les États à renforcer la protection des travailleurs humanitaires et à faire respecter le droit international humanitaire. Il réclame également que les auteurs d’attaques contre les personnels humanitaires soient identifiés et sanctionnés.
Célébrée chaque 19 août, la Journée mondiale de l’aide humanitaire rend hommage aux travailleurs qui interviennent dans les zones de conflit et de catastrophe. Elle commémore l’attentat du 19 août 2003 contre le siège des Nations unies à Bagdad, en Irak, qui avait coûté la vie à 22 personnes.
Djah OPELY












