San Pedro-Informateur.info- La mise en vigueur des nouveaux tarifs d’impôt, applicables aux entreprises installées en zone industrielle, pose problème. Les industriels, notamment ceux du bois, trouvent les nouvelles impositions intenables et hors de leur capacité budgétaire.
Estimé à plus de 3000% d’augmentation, cette hausse des baux emphytéotiques décidés, depuis 2013, par l’Etat ivoirien visait à terme à constituer un fond pour la réhabilitation des zones industrielles et augmenter la productivité au mètre carré des entreprises. L’Etat comptait aussi par cette mesure répressive pousser certains industriels à la rationalisation des superficies qu’ils occupent pour les rendre conforme à leur activité.
Seulement, le parcage des grumes, les transformations usinières du bois, le stockage des produits dérivés et les manœuvres des engins lourds, nécessitent un fort taux d’occupation d’espace. La revalorisation ne tient pas compte des réalités économiques et des charges nécessaires pour le bon fonctionnement de chaque industrie, notamment le bois.
Cette mesure affecte sérieusement la rentabilité de ce secteur de l’économie ivoirienne déjà fragilisé par la récente crise ivoirienne et la rareté de certaines espèces de bois dans le monde. Des milliers d’emplois sont ainsi déstabilisés et la productivité des entreprises en baisse. «Nous nous sentons sacrifiés ! En principe, l’Etat devrait garantir notre couverture sociale et protéger nos emplois. Nous sommes tous des pères de famille, par ici. En dépit des emplois que n
ous avons, nous arrivons difficilement à joindre les deux bouts. Qu’en sera-t-il autrement ! Que deviendront nos enfants si les usines fermes ?», s’inquiète M. Grah Zaba Eugène, déléguée d’une usine de bois qui a été la cible, le lundi 30 septembre 2014, d’une mesure de fermeture.
La seule zone industrielle de San Pedro est pourvoyeuse de plus de 8000 emplois directs. Les professionnels du secteur du bois ont sollicité un recours gracieux du chef de l’Etat par courrier datant du 23 juin et du 12 septembre 2014. Sans suite pour l’instant. Pourtant, le chef de l’exécutif ivoirien, M. Alassane Ouattara, en l’état actuel des choses, reste le seul espoir de ses operateurs économiques et de leurs employés. Le jeudi 03 octobre 2014, la mesure de fermeture ciblée de grosses usines de bois à San Pedro a été levée mais l’anxiété demeure parce que la loi reste toujours applicable aux secteurs. Les travailleurs des zones industrielles du bois de San Pedro espèrent une décision salutaire du président ivoirien, une décision pouvant sauver leur secteur d’activité.
Abdoul Razac, Informateur.info













