@informateur.ci- La République centrafricaine (RCA) se rend aux urnes ce dimanche pour une élection présidentielle déterminante, dans un climat politique marqué par des tensions persistantes et des appels au boycott. Selon les estimations de l’Autorité nationale des élections, environ 2,3 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote, dont près de 749 000 nouveaux inscrits.
Le président sortant, Faustin-Archange Touadera, apparaît comme le grand favori du scrutin. Élu une première fois en 2016, alors que le pays était plongé dans une guerre civile meurtrière, il met en avant les progrès réalisés en matière de sécurité et de stabilité.
Depuis son arrivée au pouvoir, la Centrafrique a connu une relative accalmie, malgré la persistance d’affrontements sporadiques entre groupes armés et forces gouvernementales dans certaines régions.
Touadera a toutefois reconnu que ces avancées demeuraient fragiles. La récente révision de la Constitution, qui lui permet de briguer un troisième mandat, a suscité de vives critiques au sein de l’opposition et de la société civile. Cette réforme a renforcé sa position dans la course présidentielle, où sept candidats sont officiellement en lice.
Face à lui, les principaux challengers sont Anicet-Georges Dologuélé, figure majeure de l’opposition, et Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre devenu l’un de ses critiques les plus virulents. Tous deux dénoncent un processus électoral déséquilibré en faveur du pouvoir en place.
Les bureaux de vote ouvriront à 5 heures GMT et fermeront à 17 heures GMT. Les résultats provisoires sont attendus le 5 janvier. Toutefois, une frange de l’opposition a appelé au boycott, qualifiant ce scrutin de « mascarade » et mettant en doute sa crédibilité, dans un pays où la question démocratique reste étroitement liée aux enjeux de sécurité et de gouvernance.
Djah OPELY













