@informateur.ci- La République centrafricaine (RCA) s’apprête à vivre une journée électorale d’exception ce dimanche 28 décembre, avec l’organisation simultanée de quatre scrutins majeurs : la présidentielle, les législatives, les municipales et les régionales. Un rendez-vous politique rare dans l’histoire du pays, appelé à façonner son avenir institutionnel et démocratique.
Des millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote à travers le territoire pour participer à ce quadruple scrutin, présenté par les autorités comme une étape clé de la consolidation de la paix et du retour à l’ordre constitutionnel. Les forces de sécurité, appuyées par des partenaires internationaux, ont été mobilisées afin de garantir le bon déroulement du vote dans un contexte encore marqué par des défis sécuritaires.
Candidat à sa propre succession, le président sortant Faustin-Archange Touadéra met en avant les progrès réalisés ces dernières années, notamment en matière de sécurité et de restauration de l’autorité de l’État dans plusieurs régions du pays. Son camp affirme que ces élections traduisent une normalisation progressive de la vie politique et institutionnelle.
De son côté, l’opposition se montre plus critique. Elle dénonce un bilan économique jugé insuffisant, marqué par la cherté de la vie et le chômage, et accuse le pouvoir de manœuvres visant à influencer le processus électoral. Plusieurs partis et candidats appellent ainsi à une vigilance accrue pour garantir la transparence et la crédibilité des résultats. Les observateurs nationaux et internationaux suivront de près ce scrutin inédit, dont l’issue pourrait avoir des répercussions durables sur la stabilité politique et sociale de la République centrafricaine.
Yannick KOBO













