@informateur.ci- L’ancien procureur de la République du Burundi, Léonard Manirakiza, a été interpellé et placé en détention le 1er décembre par le Service national des renseignements (SNR) à Bujumbura, après la découverte d’importantes valeurs dans son ancien bureau.
Selon plusieurs médias locaux, les agents auraient trouvé deux lingots d’or, plusieurs dents d’éléphant ainsi qu’une somme avoisinant un milliard de francs burundais — soit environ 300 000 dollars — incluant de la monnaie locale et des devises étrangères.
La saisie aurait été effectuée quelques jours seulement après son limogeage, intervenu le 25 novembre alors que Léonard Manirakiza se trouvait en Suisse. Cette décision avait déjà suscité de nombreuses interrogations, mais les révélations autour des objets et fonds découverts ont ajouté une nouvelle dimension à l’affaire.
Interrogé par les médias, notamment SOS Media Burundi, l’ancien procureur a affirmé que l’or, l’ivoire et l’argent retrouvés dans son bureau ne lui appartenaient pas. Selon lui, il s’agissait de biens saisis dans le cadre de diverses enquêtes en cours. Toutefois, il n’aurait présenté aucun procès-verbal ou document officiel permettant d’étayer cette version, ce qui a renforcé les soupçons des autorités.
La détention de Léonard Manirakiza intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption et le trafic de ressources naturelles reste un enjeu majeur dans le pays. Les objets retrouvés — notamment l’ivoire, dont le commerce est strictement encadré — pourraient avoir des implications judiciaires importantes, tant au niveau national qu’international.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par le gouvernement sur la suite de la procédure. L’affaire, largement relayée par la presse burundaise, continue de susciter de vives réactions, alimentant un débat public autour de la transparence dans la gestion des biens saisis et du fonctionnement des institutions judiciaires.
Yannick KOBO













